Un nouveau plan pour l'automobile française avant fin janvier

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Un nouveau plan pour l'automobile française avant fin janvier
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Alors que la "prime à la casse" semble redonner des couleurs à un marché déprimé, Nicolas Sarkozy a annoncé mardi, depuis le Brésil, un plan d'aide à l'industrie automobile française en difficulté avant la fin du mois de janvier 2009. Début décembre, le président avait déjà annoncé une aide de 1,5 milliard d'euros pour ce secteur vital pour le pays. Depuis plusieurs semaines, les annonces de suppression de postes et de chômage partiels s'accumulent.

Un plan d'aide à l'industrie automobile française : l'annonce a été faite mardi, depuis le Brésil, par Nicolas Sarkozy. Quelques jours après l'annonce par la Maison-Blanche d'un plan de sauvetage de plus de 13 milliards de dollars pour soutenir General Motors et Chrysler. "Un plan automobile français avant la fin janvier, ce n'est pas une mesure de protection, c'est pour aider nos industries à construire les voitures du futur", a dit le président, en évoquant notamment les voitures électriques. Les constructeurs automobiles ont aussitôt salué la référence aux voitures propres dans cette annonce. Le véhicule électrique est "un axe stratégique de développement" pour Renault qui a prévu une commercialisation en 2011, a souligné une porte-parole du groupe. De nouvelles mesures en faveur de la filière permettraient "d'accompagner les lignes stratégiques du groupe concernant la voiture propre", a déclaré un porte-parole de PSA Peugeot Citroën, en mentionnant notamment la mise en oeuvre de l'hybride-diesel et du micro-hybride en 2011 et la voiture électrique. Lors du salon automobile de Paris en octobre, Nicolas Sarkozy avait annoncé un plan de 400 millions d'euros sur quatre ans destiné à favoriser la recherche et le développement de "véhicules propres".

Début décembre, Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé une aide de 1,5 milliard d'euros, dans le cadre du plan de relance de 26 milliards de l'économie française, pour l'industrie automobile, secteur vital pour le pays. Et frappée de plein fouet par la crise économique mondiale : depuis plusieurs semaines, les annonces de suppression de postes et de chômage partiels s'accumulent. Parmi les mesures phares du plan de relance, figure l'instauration d'une "prime à la casse" de 1.000 euros à l'achat d'un véhicule neuf émettant moins de 160 g de CO2/km et en échange du retrait d'un véhicule de plus de dix ans. Un dispositif qui semble porter ses premiers fruits : le directeur de Peugeot France, Christophe Bergerand, a ainsi "constaté une accélération de 20% des ventes réalisées dans les quinze jours suivant la mise en place du dispositif" par rapport à la dernière quinzaine de novembre. "Les commandes frémissent" depuis l'annonce des dispositifs d'aide au remplacement des vieux véhicules, a aussi assuré une porte-parole de Citroën. Le ministre de la Relance Patrick Devedjian a assuré mardi que cette prime à la casse permettrait "de l'ordre de 100.000 voitures supplémentaires à la vente sur une année". Outre la prime à la casse, le plan de relance a mis en place un soutien aux filiales bancaires des deux groupes automobiles français sous forme de prêts et créé un fonds d'investissement en faveur de la filière sous-traitante.

Le secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie Luc Chatel s'est vu confier par Nicolas Sarkozy une mission sur "les problèmes de compétitivité" de l'industrie automobile française, avec l'objectif de proposer des "mesures structurelles". Il doit rendre ses conclusions à la fin du mois de janvier, alors que le chef de l'Etat recevra à nouveau les représentants de la filière automobile, constructeurs et équipementiers.