Un accord signé chez Sodimatex

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Un accord signé chez Sodimatex
@ REUTERS
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22.000 euros par salarié ont été accordés selon le ministère. Faux rétorquent les syndicats.

Fin de la crise chez Sodimatex. Un accord a été signé mardi entre les syndicats de l'équipementier automobile de Sodimatex de Crépy-en-Valois, dans l'Oise, et la direction. L'information a été annoncée le ministère de l'Industrie.

L'accord prévoit "un financement à hauteur de 51.000 euros en moyenne pour chaque salarié en fonction de son ancienneté, dont 22.000 euros au-delà des indemnités prévues par la loi", indique le ministère. Par ailleurs, "700 000 euros destinés à la formation des salariés ont été dégagés au titre du Fonds national de l'emploi et le Forthac, l'organisme collecteur des crédits de la formation professionnelle dans l'industrie textile, s'est engagé à accompagner les efforts de formation développés par l'Etat et l'entreprise", précise-t-il.

Un flou sur les chiffres

"On n'a pas obtenu ce qu'on voulait", a assuré de son côté le délégué CFDT Patrick Testard, contestant les chiffres cités par le ministre de l'Industrie. "Je ne sais pas d'où il les a sortis, mais c'est pas ça", a-t-il affirmé. L'avocate des salariés, Me Caroline Substelny, a quant à elle évoqué le chiffre de 20.000 euros de prime extra-légales, dont la moitié figurait déjà dans un précédent accord. Les salariés ont donc obtenu mardi une "indemnisation du préjudice supplémentaire de 10.000" euros, selon l'avocate.

Me François Farmine, avocat du groupe Trèves - propriétaire de l'usine de moquettes pour automobiles -, s'est déclaré "très satisfait" pour Sodimatex et ses salariés, et pour le groupe Trèves, qui "subit des difficultés économiques très importantes".

Les 92 salariés de l'usine - qui produit des moquettes pour automobile - réclamaient une prime extra-légale de licenciement de 21.000 euros. Le 1er avril dernier, ils avaient menacé de faire exploser une citerne de gaz, après l'intervention des gendarmes mobiles pour disperser une manifestation, au cours de laquelle les ouvriers avaient bloqué un rond-point de la zone industrielle de l'usine.