Trou d’air pour le CCE d'Air France

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Trou d’air pour le CCE d'Air France
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Les caisses du comité d’entreprise sont vides, un administrateur va être nommé.

Le comité central d’entreprise (CCE) de la compagnie aérienne Air France est confronté à un déficit estimé entre 15 et 20 millions d’euros. Ce problème de trésorerie a poussé les commissaires aux comptes à demander au président du tribunal de Pontoise la nomination d'un mandataire ad hoc ou la mise en redressement judiciaire du CCE, a révélé jeudi le quotidien Le Figaro.

La situation est telle que le secrétaire général du CCE, Jean-Claude Filippi, a déclaré le comité en cessation de paiements.

100 millions de budget annuel

Le CCE d’Air France dispose d’un budget annuel de 100 millions d’euros et emploie 260 salariés, sans compter les travailleurs saisonniers. Doté d’une subvention annuelle de 42 millions, le CCE est pourtant confronté à un déficit budgétaire chronique.

Consacré aux activités socio-culturelles et économiques au sein de l'entreprise, le CCE gère notamment les restaurants d'entreprise du groupe, les activités sportives, l'organisation de voyages ou encore les complémentaires-santé. L’aide financière pour l'emploi d'une personne à domicile ou la garde des enfants peut également faire partie de ses missions.

Une première alerte en septembre

Les commissaires aux comptes surveillent avec attention ses comptes depuis un an et ont notamment mis en cause l’ancienne équipe dirigeante. Le CCE a déjà annoncé en septembre dernier une perte historique de 11,6 millions d'euros pour l’exercice 2009.

“Imaginez un petit peu dans quel état l’équipe précédente dirigée par la CFDT a laissé le CCE…une mégalomanie absolument effrayante“, commente José Roca Mora, secrétaire de la CGT Air France, avant de se montrer optimiste pour la suite : “la nouvelle équipe qui s’est mis au boulot est en train de redresser le CCE puisque le résultat 2010 devrait être proche de l’équilibre“.

Pour éponger ses dettes, le CCE est en train de procéder à plusieurs cessions : il va vendre plusieurs villages de colonie de vacances et des locaux près d’Orly, permettant de récupérer une quinzaine de millions d’euros.