Télécoms : l'Arcep veut durcir la régulation sur Orange pour aider ses concurrents

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Télécoms : l'Arcep veut durcir la régulation sur Orange pour aider ses concurrents
Ces mesures ont été prises par l'Arcep car Orange, sur le marché de la fibre, possède "environ les trois quarts" du marché@ FABRICE COFFRINI / AFP
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L'autorité de régulation des télécoms veut pousser Orange à donner à ses concurrents "accès aux infrastructures" afin de développer le marché de la fibre.

L'autorité de régulation des télécoms (Arcep) a annoncé lundi une série de mesures visant à durcir la régulation sur Orange dans le marché de la fibre jusqu'au domicile pour encourager la concurrence dans un secteur où l'opérateur historique est largement dominant.

"Accès aux infrastructures". Si le régulateur reconnaît "l'effort d'investissement porté par Orange", il souhaite, par ces nouvelles mesures envisagées, "généraliser cette dynamique à l'ensemble des acteurs du marché" en prévenant "tout comportement d'obstruction de la part d'Orange", a-t-il expliqué dans un communiqué. "Cette accélération (des investissements, ndlr) a doté Orange d'une avance importante, avec environ les trois quarts de parts de marché", détaille par ailleurs l'Arcep qui, pour y remédier, veut "apporter une attention particulière" à l'obligation faite à l'opérateur historique de donner "accès aux infrastructures" afin de permettre "aux opérateurs alternatifs d'animer le marché du détail".

Parmi ces mesures, Orange pourrait devoir vendre à ses concurrents ses capacités en fibre non utilisées, en amont de la connexion aux immeubles, ou être obligé de donner accès à ces immeubles aux autres opérateurs "sans barrière de prix à l'entrée", via les infrastructures présentes, notamment les colonnes montantes, qu'il a pu y installer.

Plus de concurrence auprès du service aux entreprises. En parallèle, le régulateur veut renforcer la concurrence sur le marché à destination des entreprises, sur lequel Orange dispose d'une part de marché supérieure à 60%, en accordant un meilleur accès aux infrastructures aux nombreux petits opérateurs, souvent régionaux, qui travaillent avec les entreprises.