Taxis : les pistes du gouvernement pour financer le rachat des licences

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Taxis : les pistes du gouvernement pour financer le rachat des licences
Image d'illustration.@ GEORGES GOBET / AFP
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Le gouvernement travaille sur le financement du fonds d'indemnisation des taxis. Il sera financé par de nouvelles taxes.

Comment contenir la colère des taxis face à la multiplication des VTC ? Le gouvernement peaufine actuellement son dispositif. Principal enjeu : le rachat les licences des taxis dont la valeur a chuté. Pour cette opération, un fonds d'indemnisation de 100 millions d'euros sera financé par de nouvelles taxes.

Plusieurs taxes envisagées. Clients, VTC et taxis, tous les acteurs pourraient être obligés de mettre la main au portefeuille même si rien n'est encore tranché. Plusieurs pistes sont actuellement à l'étude. Première option envisagée par le gouvernement : la création d'une taxe sur les réservations. Deuxième piste : la mise en place d'un droit forfaitaire payé par les nouveaux chauffeurs de taxis lors de l'obtention de leur plaque. Enfin, une taxe sur le chiffre d'affaires payée par les gros acteurs du secteur comme le leader G7 ou Uber est à l'étude. Seule certitude des acteurs, il devrait être nécessaire de cumuler plusieurs taxes pour trouver un financement suffisant.

Des conditions strictes. Objectif : alimenter le fonds d'indemnisation des taxis. Une fois mis en place, il devra permettre de racheter les licences des chauffeurs qui souhaitent arrêter leur activité. Les chauffeurs pourront alors vendre leurs licences au prix auquel ils l'ont achetée, plus l'inflation. Le montant devrait cependant être plafonné à 200.000 euros et des conditions strictes seront mises en place. Pour pouvoir prétendre à un rachat par ce fonds, les chauffeurs devront avoir acheté leur licence au plus tard en 2014 et la détenir depuis cinq ans.

Du côté du ministère des Transports, on estime que le rachat des licences est la seule solution qui puisse réussir à apaiser un peu les chauffeurs de taxis qui s'estiment étranglés par les VTC. La solution est cependant loin de faire l'unanimité et les taxes évoquées peinent à calmer les esprits.