Taxis : un fonds annuel de 100 millions d'euros pour racheter des licences

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avec AFP , modifié à
Le gouvernement fait cette proposition pour compenser la chute de la valeur des licences, face à l'émergence des VTC. 

Le gouvernement propose un fonds annuel de 100 millions d'euros pour compenser la chute de la valeur des licences de taxi face à l'émergence des VTC, et va consulter le secteur sur son financement, a annoncé jeudi le ministère des Transports.

Les secteurs des taxi et VTC mis à contribution. Le principe d'un fonds de garantie pour racheter les licences des chauffeurs de taxi qui le souhaitaient était acquis depuis avril. Les secteurs du taxi et du VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur) seraient mis à contribution pour l'abonder, et non le contribuable, a précisé le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies.

Réaction "mitigée" des acteurs. Le secrétaire d'Etat a évoqué plusieurs sources de financement: "taxe forfaitaire sur les réservations, droits forfaitaires annuels sur les détenteurs des licences et ceux qui sont inscrits au registre des VTC, droits forfaitaires sur les nouvelles autorisations et nouvelles inscriptions, et une taxe sur le chiffre d'affaires des acteurs du transport". Les plateformes numériques de réservation de type Uber seraient donc concernées. La proposition a rencontré une réaction "mitigée" de certains acteurs du secteur, a remarqué Alain Vidalies, qui les a reçus jeudi.

"Hors de question" de participer. Parmi ceux-ci, la CGT-taxis, qui est d'accord "sur le principe" du fonds de garantie mais pas son financement qui demanderait un effort aux taxis, a expliqué un de ses responsables, Karim Asnoun. La CGT prône l'instauration d'une taxe sur le chiffre d'affaires des VTC et Loti, les transports collectifs à la demande auxquels les plateformes de réservation ont recours, illégalement selon le gouvernement. "Il est hors de question que les taxis mettent un seul sou pour le fonds de garantie", a renchéri le secrétaire général de SUD-taxis, Mahecor Diouf. 

Le plafond du montant du rachat serait de 200.000 euros et la mesure concernerait tous les titulaires de licences "acquises à titre onéreux depuis plus de cinq ans" quel que soit le statut du titulaire, a aussi expliqué le ministère.