Taxe carbone : la riposte de Pékin

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Taxe carbone : la riposte de Pékin
EADS accuse la Chine de bloquer des ventes d'Airbus en représailles de la taxe carbone européenne.@ REUTERS
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En guise de représailles, la Chine bloque des achats d’Airbus, dénonce le patron d’EADS.

Pékin n’apprécie pas la taxe carbone européenne, et le fait savoir. Le patron d’EADS, Louis Gallois, a révélé jeudi que la Chine bloquait les achats de 45 Airbus par des compagnies chinoises. "Le gouvernement chinois refuse d’approuver des commandes de longs courriers des compagnies chinoises", affirme Louis Gallois, fustigeant des "mesures de représailles".

Le patron de l’avionneur européen demande à l’Union européenne de renoncer à appliquer la taxe carbone, également critiquée par les Etats-Unis et la Russie. Cette législation européenne entrée en vigueur le 1er janvier 2012 oblige toutes les compagnies opérant dans l’Union européenne à acheter l’équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.

L’Inde et les États-Unis aussi

Et Louis Gallois d’insister, lors de la présentation des résultats 2011 du groupe : les ventes de 45 appareils, 10 A380 et 35 A330, sont en jeu. 25 A330 livrables d’ici fin 2014 sont même déjà en production, selon un porte-parole du groupe.

"Nous ne croyons pas qu’une solution uniquement européenne soit appropriée", assure-t-il. Airbus se dit prêt à augmenter la cadence de production de l’A330 à 11 appareils par mois à partir du deuxième trimestre 2014, mais à une condition : que la taxe carbone "n’impacte pas les commandes d’avions".

La Chine n’est pas la seule à prendre des mesures, rapporte Latribune.fr : "les Indiens envisagent de ne plus accueillir les avions européens", selon Louis Gallois. Le patron d’EADS affirme aussi que "tout ce que les compagnies américaines paieront, les États-Unis demanderont aux transporteurs européens de leur rembourser".