Stéphane Treppoz, PDG de Sarenza.com : "Il faut une totale exemplarité des dirigeants"

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VOLONTARISME - Le PDG du site de vente en ligne, inquiet pour l'avenir de la France, souhaiterait davantage d'exemplarité.

En un peu moins de dix ans, Stéphane Treppoz a fait de Sarenza.com l'un des géants de l'Internet en France. Le site de vente de chaussures peut se prévaloir de cinq millions de clients et d'un chiffre d'affaires de 200 millions d'euros. L'an dernier, Sarenza a même levé 74 millions d'euros, la plus grande levée de fond pour un site Internet en France. Mais Stéphane Treppoz, ancien de HEC, n'est pas seulement un chef d'entreprise qui réussit. C'est aussi un homme qui souhaite ardemment que la France réussisse. "On a le plus beau pays du monde mais il faut qu'on joue collectif et le problème est qu'on ne joue pas collectif", a-t-il regretté, jeudi soir, dans le Club de la Presse sur Europe 1.

Entendu sur Europe 1
Un pays qui ne donne pas de boulot à ses enfants est un pays qui ne va pas bien.

Le Lyonnais, âgé de 49 ans, a ainsi remis un rapport au ministre de l'Economie Emmanuel Macron, dans lequel il détaille plusieurs mesures fortes et parfois choc : stage des politiques en entreprise et à l'étranger (Stéphane Treppoz a débuté sa carrière aux Etats-Unis), réduction des retraites et des prestations sociales pour les plus riches et même un Smic réduit pour les jeunes, une mesure qui a pourtant causé bien des soucis aux politiques par le passé... "C'est l'une des options qui faut que l'on regarde", a souri Stéphane Treppoz, qui a également insisté : "Un pays qui ne donne pas de boulot à ses enfants est un pays qui ne va pas bien". Il estime qu'un élément pourrait faire bouger les choses : "une totale exemplarité des dirigeants".

"Que tout le monde fasse des efforts et que tout le monde respecte les règles", a plaidé Stéphane Treppoz, en faisant allusion aux effets désastreux de certaines affaires politico-financières récentes comme l'affaire Cahuzac, ancien ministre du Budget de François Hollande. Le PDG de Sarenza en appelle aux efforts de chacun et se met dans le lot : "Je suis contre les retraites-chapeaux, les parachutes, je n'en ai pas chez Sarenza et je n'en aurai jamais".