Stelios Kouloglou : "Les Français n'ont pas perdu un euro pour le prêt à la Grèce "

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Au lendemain du référendum, le parti Syriza veut relancer les négociations entre Athènes et Bruxelles. Mais Stelios Kouloglou, un eurodéputé grec invité d'Europe 1, insiste pour considérer l'argent prêté non pas comme un plan "d'aide, mais comme un prêt".

INTERVIEW

Après un "non" massif au référendum grec, Athènes assure lundi vouloir redémarrer les négociations avec ses créanciers. Stelios Kouloglou, eurodéputé de Syriza, a indiqué vouloir "recommencer les discussions pour aboutir à un accord sur la dette le plus tôt possible". Pour lui, la question du remboursement est centrale dans les discussions avec les créanciers du pays et, l'élu grec l'assure, la Grèce remboursera les 312 milliards d'euros. Mais Stelios Kouloglou insiste pour cesser de parler d'aide à la Grèce : "Ce n'est pas une aide, mais un prêt" qui asphyxie l'économie du pays, a-t-il estimé sur Europe 1.

"Il faut de la croissance". "Pour rembourser ce prêt, il faut de la croissance", réitère l'eurodéputé, qui ajoute que certaines des propositions faites par la Grèce "n'affecteront pas du tout la France ou l'Allemagne". Interrogé sur le poids de la dette sur les citoyens européens, estimé à 650 euros par Français, Stelios Kouloglou cite un article du journal français Libération, qui assure que "la France a gagné 2 milliards d'euros grâce au prêt donné à la Grèce", avec les intérêts du prêt. "Les Français n'ont pas perdu un euro pour le prêt à la Grèce", insiste l'eurodéputé.

Varoufakis, "un prétexte pour ne pas aboutir" à un accord. Pour mener ces discussions avec l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, la Grèce va devoir se trouver un nouveau porte-parole. Lundi, le ministre des Finances Yanis Varoufakis a annoncé sa démission. Stelios Kouloglou estime que l'ancien ministre "laisse ainsi la porte ouverte pour trouver une solution viable et acceptable". "Les créditeurs ont utilisé Varoufakis comme un prétexte pour ne pas aboutir à" un accord et son départ du gouvernement permet de repartir sur des bases saines, a-t-il conclu.