Société Générale : nouveaux soupçons de délits d'initiés

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Société Générale : nouveaux soupçons de délits d'initiés
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L'ancien supérieur de Jérôme Kerviel, Jean-Pierre Mustier, a remis sa démission et va quitter la Société Générale.

Une nouvelle affaire à la Société Générale. L'ex-patron du trader Jérôme Kerviel, est au coeur d'une enquête de l'Autorité des marchés financiers pour délit d'initié. Selon le site du Nouvel Observateur, il aurait vendu l'intégralité de son portefeuille de titres et la moitié de ses actions Société Générale en août 2007, anticipant un dérapage des marchés. Un membre du conseil d'administration est également suspecté.

"Je l'ai fait car je voulais avoir l'esprit totalement tranquille pour m'occuper des risques de la banque et ne pas avoir à me soucier en parallèle de mes actifs propres", a déclaré jean-Pierre Mustier, affirmant ne pas avoir eu connaissance des pertes subies par la banque. Selon l'AMF, les sommes empochées représenteraient 50.000 à 200.000 euros.

Jean-Pierre Mustier est l'ancien patron de la banque de financement et d'investissement de la Société Générale (SG CIB) où travaillait Jérôme Kerviel, le trader accusé d'avoir fait perdre 4,9 milliards d'euros à la banque. En septembre 2008, du fait de cette affaire, Jean-Pierre Mustier avait quitté la direction de cette activité et pris la tête du pôle gestion d'actifs et services aux investisseurs. Certains le jugeaient, en effet, responsable de l'insuffisance des contrôles internes qui aurait permis à Jérôme Kerviel de prendre des positions non-autorisées. Le délit d'initié l'a, cette fois, contraint à présenter sa démission.

La Société Générale a, par ailleurs, annoncé dans un communiqué que l'enquête ouverte par l'AMF en janvier 2008 pour évaluer l'information financière fournie par la banque sur les "subprime" était close et ne déboucherait pas sur une procédure de sanctions. Pas de commentaire de l'AMF.