SFR supprime 856 emplois
SFR et Orange renoncent à répercuter la hausse de la TVA sur leurs abonnements mobiles.

L'opérateur annonce un plan de départs volontaires pour "sauvegarder sa compétitivité".

Le plan. La direction de SFR a confirmé mercredi les craintes des syndicats : l'opérateur mobile va supprimer 856 postes dans le cadre de son plan de réorganisation annoncé cet été. Le groupe compte en fait sur 1.123 départs volontaires parmi les 10.000 salariés qu'il emploie. En parallèle, il prévoit de créer 267 postes. "Les départs seront strictement volontaires et SFR a souhaité qu’ils soient validés dans le cadre de commissions paritaires", insiste le groupe dans un communiqué. "De plus, aucun volontaire éligible ne pourra quitter l’entreprise sans un projet professionnel viable", assure la direction.

La guerre des prix en toile de fond. Engagé dans une guerre des prix depuis l'arrivée de Free mobile, SFR veut réduire ses coûts pour "maintenir" ses investissements dans le très haut débit, "sauvegarder sa compétitivité et accélérer sa mutation vers le numérique". Les trois premiers opérateurs, qui se sont lancés dans des offres low-cost pour limiter l'hémorragie de clients, s'attendent à des résultats en berne cette année. SFR prévoit ainsi que son résultat opérationnel recule de près de 12% en 2012.

Les syndicats rejettent la faute sur Vivendi. Mais les syndicats refusent de faire porter le chapeau à Free. Les charges de personnel sont inférieures à 7% du chiffre d'affaires, soulignent-ils, et l'impact du plan "sur la profitabilité de SFR ne dépassera pas 1%". De plus, "SFR reste une des entreprises les plus bénéficiaires du territoire national". Pour les syndicats, Vivendi, maison-mère de SFR qui "cherche un repreneur" à sa filiale, "sacrifie des salariés sur l'autel des profits pour faire encore plus briller leur pépite SFR, et mieux la vendre."

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