Serta : les salariés abandonnent la menace chimique

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Serta : les salariés abandonnent la menace chimique
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Les employés de l'entreprise de transport abandonnent l’idée de polluer la Seine. Mais ils ne désarment pas pour autant.

Les salariés de l’usine Serta de La Vaupalière, près de Rouen, ont annoncé lundi qu’ils abandonnaient leur menace de déverser des produits toxiques dans un affluent de la Seine. "La menace chimique est abandonnée mais nous la remplacerons par une nouvelle menace à partir de demain", a toutefois précisé Jean-Pierre Villemin, délégué CFDT dans l’entreprise de transport. "On ne s'attaquera plus à l'environnement mais directement aux intérêts financiers des dirigeants actuels et des repreneurs potentiels", poursuit le syndicaliste sans préciser la nature de cette nouvelle action.

A trois jours d’une décision du tribunal de commerce d’Evreux, qui placera le 27 août l’entreprise en redressement judiciaire ou nommera un repreneur, les 150 employés comptent bien faire entendre leurs voix. Deux offres de reprise ont été déposées, mais "les salariés ne veulent pas des repreneurs" qui sont d'anciens dirigeants de l'entreprise, selon Jean-Pierre Villemin.

Alors qu’ils avaient émis leur menace de pollution chimique de la Seine pour obtenir une indemnité de départ de 15 000 euros, les salariés ont là aussi changé leur fusil d’épaule pour réclamer un nouveau plan de cession. "L'entreprise est prête à fonctionner, les salariés veulent travailler mais avec un repreneur sérieux", explique le délégué CFDT.

Les salariés, qui n'avaient toujours pas pu lundi avoir de contact avec la direction de l'entreprise, devaient être reçus par la direction départementale du travail dans l'après-midi. Selon le délégué CFDT, d'autres sites du groupe ont rejoint le mouvement de contestation lundi.