Secteur du bâtiment : un emploi en moins chaque demi-heure

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Secteur du bâtiment : un emploi en moins chaque demi-heure
Patrick Liébus, président de la CAPEB@ DR
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VOTRE CHOIX D’ACTU DU 5 NOVEMBRE – Patrick Liébus, président de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment, devait être reçu à 16h30 par les conseillers de François Hollande.

Chaque jour avec "Votre choix d’actu", Europe 1 vous propose de définir un thème qui sera approfondi dans Europe midi – Votre Journal animé par Wendy Bouchard.

Dès 9h, rendez-vous sur la page d’accueil d’Europe1.fr pour voter. Vous pouvez le retrouver sur www.europe1.fr/Info/Votrechoixdactu

>>>Mardi 5 novembre, vous avez été 70% à faire "Votre choix d’actu" sur la gronde qui monte chez les artisans. Dans le secteur du bâtiment, la TVA devrait passer en janvier de 7 à 10%, ce qui provoque l’inquiétude et la colère chez les employés de ce domaine.

Patrick Liébus, président de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) attend beaucoup de son rendez-vous avec "deux proches conseillers" du président : "le gouvernement a été capable de reculer sur l’écotaxe ou sur d’autres dossier d’ailleurs, et j’attends du gouvernement d’avoir une véritable ouverture de dialogue et de trouver des solutions". Considérant que l’exécutif fait "un pas en avant, deux en arrière", le porte-parole des artisans du bâtiment veut faire entendre son point de vue.

32 000 emplois ont déjà été supprimés dans le bâtiment, et cela ne devrait pas s’arranger car "chaque demi-heure, un emploi disparaît dans ce secteur". La crainte du président de la CAPEB est de voir les clients se tourner vers des entreprises sans TVA ou vers le travail au noir. Les auto-entrepreneurs représentent une forte concurrence pour les artisans.

Toutes les régions sont touchées par ce phénomène, et Patrick Liébus craint "l’explosion, car les conséquences n’ont pas été calculées". Il n’est pas encore question de manifestations aussi spectaculaires que celles des "bonnets rouges" : "on veut faire du lobbying intelligent, ce n’est pas la peine d’aller tout casser "

Les artisans ne sont pas à la recherche d’aides, martèle Patrick Liébus : "je veux au nom des artisans expliquer le désarroi dans lequel on se trouve". Ils souhaitent que les "clients puissent continuer à engager des travaux".

La situation du secteur du bâtiment serait inédite : "on arrive à l’extrême de ce qu’on peut supporter" affirme le président de la CAPEB.