Sauvetage d’Alstom à Belfort : "ce n’est pas une dépense inconsidérée", selon Sirugue

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Le secrétaire d’État à l’Industrie Christophe Sirugue a répondu aux critiques sur le coût du sauvetage de l’usine d’Alstom de Belfort.

INTERVIEW

Après des semaines de négociations, le gouvernement a dévoilé son plan pour sauver l’usine d’Alstom de Belfort. L’État va ainsi commander 15 TGV à l’entreprise, pour un montant évalué à près de 450 millions d’euros, afin de maintenir l’activité sur le site. Le coût de ce sauvetage a cependant été critiqué par l’opposition, mais également à gauche par Benoît Hamon, qui a parlé d’un "bricolage industriel".

Une vision contestée par le secrétaire d’État à l’Industrie, interrogé mardi sur Europe 1. "Ces commandes, qui étaient déjà programmées, permettent de l’activité sur beaucoup de sites d’Alstom. Ce n’est pas une dépense inconsidérée, mais de l’anticipation pour répondre à une situation spécifique" assure Christophe Sirugue.

"Pas qu’une réponse à Belfort." "Il y a un travail très précis qui s’est fait avec Alstom, les élus locaux et les organisations syndicales. De ce travail sort un plan structuré, engageant et qui voit l’avenir du site de Belfort confirmé. Ce que nous avons proposé n’est pas qu’une réponse à Belfort, mais aussi aux autres sites de l’entreprise", poursuit le secrétaire d’État.

Outre ces commandes par l'Etat, le groupe Alstom bénéficiera d'une commande passée par la SNCF, portant sur six TGV (destinés à la ligne Lyon-Turin) et 20 locomotives dépanneuses.