Sarkozy : un "socle de protection sociale"

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Sarkozy : un "socle de protection sociale"
@ REUTERS
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Il a jugé inacceptable que huit personnes sur 10 dans le monde n'y aient pas accès.

Nicolas Sarkozy a plaidé lundi pour la mise en place de "socles de protection sociale" minimum dans tous les pays du monde, à commencer par ceux du G20. Le chef de l'Etat français, qui ouvrait une conférence sur la dimension sociale de la mondialisation dans le cadre de la présidence française du G20, a jugé inacceptable que huit personnes sur 10 dans le monde n'aient pas accès à une telle protection.

Il a estimé nécessaire d'agir sur trois leviers pour remédier aux effets sociaux négatifs de la mondialisation. Le premier est le développement de "socles de protection sociale", a-t-il dit, tout en affirmant ne pas croire à un modèle social unique.

Il faudra du temps

La crise financière et économique de 2008-2009 a montré l'intérêt des mécanismes de protection sociale pour en amortir les effets et stabiliser les économies, a-t-il fait valoir. "Il est désormais établi que les économies se portent mieux lorsqu'il existe des régimes de protection sociale efficaces, parce que cela conduit à améliorer la productivité des salariés et à favoriser une croissance équilibrée et durable", a expliqué le président français.

Il a cependant admis que la construction dans chaque pays d'un tel "socle de protection sociale" prendrait du temps et qu'il ne s'agissait pas d'imposer aux pays les plus pauvres les normes et les systèmes des pays riches. Le deuxième levier, a poursuivi Nicolas Sarkozy, consiste à mettre l'emploi au coeur des choix économiques. Il a ainsi souligné que, pour retrouver le niveau d'avant la crise dans l'ensemble des pays du G20, ces derniers devraient créer 110 millions d'emplois, soit 22 millions par an pendant cinq ans.

Respect du droit du travail

Il a enfin estimé que le troisième levier devait être un respect accru des droits du travail, notamment par l'intégration dans les accords commerciaux de mécanismes incitatifs. "Nous devons refuser une concurrence sans règle qui entraîne tout le monde vers le bas", a-t-il dit en jugeant également nécessaire de lutter contre la tentation du protectionnisme.