Sarkozy reprend en main le dossier PSA

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Sarkozy reprend en main le dossier PSA
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 Il a reçu le président du directoire de PSA, Philippe Varin, à l'Élysée jeudi soir.

Le dossier PSA devient politique. Après avoir assuré jeudi que "les salariés touchés" par la suppression de 4.000 postes seraient "tous reclassés",  Nicolas Sarkozy a personnellement reçu jeudi soir à l'Élysée pendant plus d'une demi-heure le président du directoire de PSA Philippe Varin, en présence des ministres du Travail Xavier Bertrand et de l'Industrie Eric Besson.

Aucune déclaration n'a été faite à l'issue de cette réunion.

Le chef de l'Etat s'est invité dans ce dossier un peu plus tôt dans la journée.

"Le plan de compétitivité annoncé par PSA a suscité une grande émotion dans notre pays. Je me suis entretenu hier (mercredi) soir et ce matin (jeudi) avec Philippe Varin, le président du Directoire de PSA Peugeot Citroën, et je peux vous annoncer qu'il n'y aura pas de plan social en France chez PSA", a certifié le chef de l'Etat, lors d'un discours prononcé à l'occasion du 3e anniversaire de la création du Fonds stratégique d'investissement.

3.500 départs, 2000 reclassements

Dans le détail, sur les 6.000 postes à ajuster au sein de PSA, 3.500 concernent des emplois directs. Sur ces 3.500 postes supprimés au sein du groupe, 1.500 devraient concernés des départs en retraite ou naturels.

"Les 2.000 salariés du groupe les plus directement concernés par ce projet seront tous reclassés, soit à l'intérieur du groupe, soit à l'extérieur du groupe, notamment chez ses prestataires", a promis Nicolas Sarkozy.

Pour le délégué CGT, Jean-Pierre Mercier, c'est "un mensonge de dire qu'il n'y aura pas de départs volontaires", car les reclassements internes ne suffiront pas. "D'ailleurs Nicolas Sarkozy a évoqué des reclassements en interne et à l'extérieur, donc cela veut bien dire qu'il y aura des départs vers l'extérieur", a-t-il rappelé.

Pas de plan social mais des milliers de suppressions de postes 

Concernant les autres postes supprimés chez les prestataires, Phillippe Varin, le patron de PSA, a tenu a expliqué qu’il ne pouvait les prendre en compte puisqu’il s’agit d’ajustements chez les prestataires extérieurs donc n’appartenant pas au groupe PSA.

Pour Jean-Pierre Mercier, "il n'y a peut-être pas de plan social au sens de plan de licenciements économiques, de licenciements secs, mais il y a bien des milliers de suppressions de postes dans le groupe, chez des prestataires et chez les intérimaires".