Sarkozy ne laisse pas tomber l'agriculture

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Sarkozy ne laisse pas tomber l'agriculture
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Il a présenté ses vœux au monde rural, après une année 2009 marquée par la grogne des agriculteurs.

Il réitère sa promesse. Nicolas Sarkozy ne laissera "pas tomber" l’agriculture française. C’est à l’occasion de ses vœux au monde rural dans l’Orne, que le chef de l’Etat a une nouvelle fois promis de soutenir l'agriculture française, qui traverse sa plus grave crise de ces trente dernières années. "C'est un secteur de pointe de notre économie, c'est un élément de notre identité nationale. Tout sera fait pour que vous puissiez vivre de ce que vous savez faire et transmettre aux plus jeunes le patrimoine qui est le vôtre", a-t-il déclaré.

"L'agriculture est une activité économique à part entière, et je le dis aux agriculteurs, je mettrai tout en oeuvre non pas pour assurer la préservation de l'agriculture mais pour en assurer le développement", a-t-il ajouté en défendant le projet de loi présenté mercredi en Conseil des ministres par le ministre Bruno Le Maire.

Pour tenter d'enrayer la chute des revenus agricoles, qui ont dégringolé de 34% en moyenne en 2009, le chef de l'Etat a insisté sur le "renforcement de la compétitivité" des exploitants et prôné une "meilleure répartition" de la valeur ajoutée entre la production et la distribution. "C'est pas normal que les prix augmentent dans la distribution et que les rémunérations des producteurs diminuent, a-t-il proclamé. Je veux savoir où passe la plus-value et, une fois qu'on sait où elle passe, je veux qu'elle soit mieux répartie entre les producteurs et les distributeurs".

Le chef de l'Etat a aussi réaffirmé sa volonté de défendre la Politique agricole commune (Pac) européenne, dont certains pays de l'UE souhaitent un allègement à l'occasion de sa renégociation à l'horizon 2013. "Je ne laisserai pas démanteler l'agriculture européenne simplement parce que nos amis américains ont une agriculture eux aussi", a-t-il assuré.

Nicolas Sarkozy a également réclamé le maintien d'une "préférence communautaire", estimant que sans elle "les pressions sur les prix détruiraient l'agriculture européenne", ainsi qu'une "concurrence loyale" avec les pays extérieurs à l'Union. "Ce n'est pas acceptable d'imposer à nos agriculteurs des règles sur le bien-être animal, sur la traçabilité, sur la sécurité alimentaire et de continuer à importer en Europe des produits élevés ou fabriqués dans des pays qui n'appliquent aucune des règles (...) que nous appliquons", a-t-il insisté.