CGPME : sans le pacte de responsabilité, "un pan entier de l'économie s'effondrait"

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Le président de la Confédération générale du patronat des PME (CGPME), François Asselin a défendu mardi la nécessité du pacte de responsabilité.

Manuel Valls et Emmanuel Macron haussent le ton face à l'absence de création d'emplois liés au pacte de responsabilité, qui représente une aide de 41 milliards d'euros aux PME. A ces critiques, le président de la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME), François Asselin, s'est justifié sur Europe 1. "L'emploi, c’est un tout : il faut que l’entreprise soit en bonne santé, et que le carnet de commandes se remplisse", a-t-il déclaré.

"Pour qu'il y ait de l'emploi, il faut de la confiance". Pour le dirigeant, le pacte de responsabilité - et plus précisément le crédit d'impôts (CICE) - était indispensable pour "redonner de l’air à l’économie, sinon un pan entier de l’économie s’effondrait." L'argent mis sur la table aurait avant tout aidé les dirigeants des PME à restaurer leur trésorerie ou à effectuer de nouveaux investissements. Problème : il  n'a pas servi à embaucher. "Derrière l’investissement, il y a l’emploi. Il faut de la confiance et elle n’est pas présente. Quand on entend les déclarations du Premier ministre, c’est de la défiance, pas de la confiance", a martelé François Asselin.

Une incompréhension avec le gouvernement. En octobre 2013, au moment de la signature du CICE, Pierre Gattaz promettait la création d'un million d'emplois nets sous cinq ans. Alors y a-t-il eu un malentendu entre les organisations patronales et le gouvernement, pour qui les engagements du patronat en matière d'emploi ne sont "pas satisfaisants" ? Pour François Asselin, l'explication semble limpide : "c’est sur le terrain qu’on embauche, pas au niveau d’une organisation professionnelle. Le Premier ministre fait de la politique et nous, de l’économie au quotidien". Pour la patron de la CGPME, le CICE permet seulement aux petites et moyennes entreprises de "maintenir la tête hors de l'eau".