Salon de l'agriculture : d'éleveur, il devient glacier à succès

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Un agriculteur charentais, qui était au bord de la faillite, fabrique désormais des glaces avec le surplus de sa production de lait. Et force est de constater que la recette fonctionne. 

REPORTAGE

Pour beaucoup d'agriculteurs, la crise du secteur pose des problèmes parfois insolubles. Pour s'en sortir dans ces conditions difficiles, un éleveur de Charente a eu une belle idée. Ludovic Poupart, agriculteur à Saint-Vallier, s'est mis à fabriquer des glaces avec le surplus de sa production de lait. A la clé : un vrai succès. Europe 1 est parti à sa rencontre lors du salon de l'agriculture

Un investissement de 300.000 euros. Fabriquer des glaces a permis à cet agriculteur d'échapper à la faillite. Car Ludovic Poulart a eu cette idée en 2009, quand il a repris la ferme de ses parents, une année où le prix du lait était en chute libre. "C'est une période ou on perdait beaucoup d'argent. Le risque était l'arrêt de la fabrication du lait", explique-t-il. 

"L'idée de la glace on l'a eu avec un collègue à la sortie de l'école. C'est un investissement énorme, de 300 à 400.000 euros au démarrage. Il a fallu former du personnel, avec les pasteurisateurs, les turbines etc… Puis après il fallait démarcher la clientèle", poursuit l'éleveur. Et les clients sont au rendez-vous pour apprécier les glaces chocolat orange, lait de coco ou encore nougat. Ludovic Poulart doit désormais en permanence faire face aux ruptures de stock de certains parfums, comme le racontait la Charente Libre, en août 2014. 

La moitié du chiffre d'affaires grâce aux glaces. L'investissement, conséquent au départ, a porté ses fruits. Les glaces ne lui prennent que 10% de son exploitation, mais lui rapportent la moitié de son chiffre d'affaires. Aujourd'hui, Ludovic Poupart aimerait embaucher et ne faire que des glaces.

"D'ici 10 ans on veut arrêter de livrer la coopérative. Aujourd'hui, on a un gros investissement en cours de route pour transformer tout le lait à la ferme. On aimerait augmenter le nombre de personnel pour transformer plus. Tous les ans on est obligé de réinvestir pour satisfaire la clientèle", détaille Ludovic Poupart. Car l'éleveur chouchoute sa clientèle avec de nouveaux parfums chaque année. Il est ainsi possible de déguster des glaces au Grand Marnier ou au Cognac, des saveurs locales du pays charentais.