Rupture des négociations sur la reprise de Clairoix

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Rupture des négociations sur la reprise de Clairoix
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Les syndicats de l'usine Continental avaient toujours fait part de leur scepticisme sur la possibilité d'une reprise par MAG.

Continental a annoncé lundi la rupture des négociations qu'il menait avec le groupe MAG, basé à Dubaï, sur une reprise éventuelle de son usine française de pneumatiques de Clairoix, dans l'Oise.

"Les deux parties ont mené des discussions intensives, mais ont finalement constaté qu'il n'était pas possible de trouver de base commune pour des négociations plus avancées", a précisé l'équipementier automobile allemand, dans un communiqué.

De son côté, le vice-président de MAG, Fawaz Sabri a indiqué que son groupe, jusqu'ici axé sur le négoce, "continuerait à examiner" la possibilité "de se lancer dans la production de pneumatiques".

Le gouvernement français restera "très attentif" à ce que Continental "apporte les moyens nécessaires en matière de plan de sauvegarde pour l'emploi", a réagi le ministre français de l'Industrie Christian Estrosi sur RTL. "J'espère qu'on pourra reprendre les fils du dialogue", a espéré pour sa part le secrétaire d'Etat chargé du Commerce et des PME, Hervé Novelli, sur la chaîne iTélé.

De leurs côtés, les syndicats de l'usine de Clairoix n'avaient pas réagi lundi soir à cette annonce. Ils avaient toujours fait part de leur scepticisme sur la possibilité d'une reprise par MAG.

L'équipementier allemand avait annoncé en mars la fermeture de l'usine (1.120 salariés). Puis, début mai, il avait indiqué avoir posé les bases d'une offre au groupe MAG pour une éventuelle reprise du site. Après un conflit social de plusieurs semaines, les syndicats étaient arrivés à un accord mi-juillet avec la direction de Continental, sur un plan de sauvegarde de l'emploi accordant notamment 50.000 euros de prime à chaque salarié.