Rumeur et démentis sur la note française

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Rumeur et démentis sur la note française
Le démenti de Barcy n'a pas suffi à calmer le marché parisien.
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Les rumeurs de dégradation de la note française ont fait plonger la Bourse de Paris mercredi.

- 5,45%, la Bourse de Paris a sévèrement dévissé mercredi au terme d'une séance noire. La faute à Wall Street bien sûr qui a entraîné les Bourse européennes dans son sillage, mais aussi à une rumeur qui a affolé le marché français. Décryptage.

La rumeur. Des rumeurs de dégradation de la note souveraine française ont couru mercredi, affolant le marché parisien. La rumeur semble être partie de Londres où le courtier Manoj Ladwa d'ETW Capital a évoqué des "inquiétudes de note de crédit pour la France". Une dégringolade des valeurs bancaires a suivi, à l'image de la chute libre de la Société Générale (dont le titre a terminé la séance en chute de 14,74%).

Démentis en série

"Totalement faux", dit Bercy. Le ministère de l'Economie a immédiatement et "formellement" démenti les rumeurs de dégradation de la note de la dette française. "Ces rumeurs sont totalement infondées et les trois agences Standard's and Poor, Fitch et Moody's ont confirmé qu'il n'y avait pas de risque de dégradation", a-t-on déclaré dans l'entourage du ministre des Finances François Baroin.

Les agences de notation renchérissent. L'agence de notation franco-américaine Fitch, qui était évoquée par la rumeur, a confirmé mercredi que la note actuelle de la France était encore AAA et sa perspective stable. "Il n'y a rien du tout du côté de Fitch, il n'y a rien de nouveau, la note de la France n'a pas changé, il n'y a pas d'histoire, elle est aujourd'hui de triple AAA stable", a déclaré une porte-parole de l'agence.

"Nous n'envisageons pas de changement de cette note"

Moody's a confirmé la note maximale pour la France avec perspective stable. Quant à Standard and Poor's (S&P), son économiste en chef pour l'Europe, Jean-Michel Six, a réaffirmé mercredi sur Europe 1 : "aujourd'hui la France a son triple A et avec une perspective stable, ce qui veut dire que pendant au moins les deux années qui viennent, nous n'envisageons pas de changement de cette note".

"Ce qui nous intéresse c'est la trajectoire de la dette (..), c'est, à moyen terme, la perspective d'évolution de cette dette par rapport à nos richesses (…) et nos projections actuelles montrent qu'à l'inverse des Etats-Unis, la trajectoire de la dette publique française à partir de 2015 s'infléchit et diminue", a encore expliqué Jean-Michel Six.