Retraite : "vers une hausse de l'âge"

  • A
  • A
Retraite : "vers une hausse de l'âge"
@ REUTERS
Partagez sur :

Christian Estrosi a précisé cependant que cette option n’était pas définitivement arrêtée.

"Forcément, on s'oriente plus ou moins vers une augmentation de l'âge de la retraite qui devrait dépasser les 60 ans", a affirmé Christian Estrosi en livrant le fond de ses pensées dimanche lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Une première déclaration qu’il a toutefois rapidement tempérée. Le ministre de l’Industrie a assuré ensuite que "pour l'instant cette décision n'est pas arrêtée", avant de rappeler que le gouvernement est "dans une phase de concertation". Pour rassurer, il a enfin ajouté que "la retraite à 60 ans n'est pas forcément finie, ça dépendra peut-être du niveau de cotisations".

Même prudence du côté d'Eric Woerth. Dans une interview lundi au Courrier Picard, le ministre du Travail indique que le gouvernement souhaite "augmenter la durée passée au travail dans une vie". Sans toutefois se prononcer explicitement sur la fin de la retraite à 60 ans.

La réforme sera applicable en 2011

Pas d’annonce particulière concernant les recettes nouvelles pour financer les retraites : Christian Estrosi, de son côté, a réitéré que ce qui était "ciblé surtout, ce sont les hauts revenus" et que le gouvernement ne prendrait aucune "mesure d'ordre général" en matière de hausse des prélèvements obligatoires. "Ensuite, si on doit réfléchir aux revenus de certaines entreprises ça touchera forcément des revenus qui ne sont pas productifs, c'est-à-dire tout ce qui n'est pas réinjecté en investissement pour développer l'outil de travail ou créer des emplois", a-t-il ajouté.

Il y aura "une application dès 2011 de manière progressive" de la réforme des retraites, a annoncé pour sa part le ministre du Travail, Eric Woerth, cette fois sur BFM-TV.

Pas de décision prise

Samedi, l’Elysée a assuré qu’"aucune décision n'a été prise concernant les retraites, au-delà du document d'orientation publié la semaine dernière". La présidence répondait ainsi aux rumeurs bruissent autour de la réforme. Trois médias affirmaient en chœur que le gouvernement avait déjà tranché.