Restauration : la TVA à 5,5% dès le 1er juillet

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Restauration : la TVA à 5,5% dès le 1er juillet
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L'Etat et huit syndicats de restaurateurs signent mardi le "contrat d'avenir" à l'occasion des Etats généraux de la restauration. Ce texte engage notamment la profession à diminuer les prix en contrepartie de la baisse de la TVA qui devrait passer à 5,5%, dès le 1er juillet.

"Le chef de l'Etat a demandé à Mme Christine Lagarde (...) de proposer au Parlement de fixer le taux de la TVA sur la restauration à 5,5 % à partir du 1er juillet 2009 dès le début de la saison touristique", a indiqué la présidence dans un communiqué, et non le 1er janvier 2010, comme évoqué jusqu’ici. Une annonce applaudie par les restaurateurs qui souffrent de la baisse de leur activité.

En contrepartie de la TVA à 5,5%, les restaurateurs s'engagent à baisser les prix, créer des emplois et investir, dans ce "contrat d'avenir" signé mardi lors des Etats généraux de la restauration. Une liste de dix produits ou famille de produits (café, eau minérale, plat du jour, menu, menu enfant...) devait être dressée sur lesquels sera répercutée la baisse de la TVA, équivalent à une réduction de prix de plus de 11,8%. Chaque restaurateur devrait s'engager à baisser les prix sur 7 (chiffre encore provisoire) de ces 10 produits pour pouvoir se prévaloir d'appliquer la baisse de la TVA en apposant "un signe sur la vitrine qui montre au consommateur que l'établissement répercute la baisse", selon Christine Pujol, présidente de l'Umih.

Sur l'emploi, les restaurateurs s'engagent à embaucher 40.000 personnes et à ouvrir des négociations pour revaloriser les salaires, a annoncé le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli. 20.000 de ces emplois se feraient en contrat d'apprentissage ou de professionalisation, d'ici deux ou trois ans. Selon le sondage de l'hebdomadaire spécialisé L'hôtellerie-Restauration, 77% des restaurateurs sont prêts à augmenter les salaires, 54% à embaucher du personnel ou à signer des contrats d'apprentissage ou de professionalisation. Christine Lagarde a par ailleurs annoncé "q’un comité de comité de suivi rendra compte tous les six mois de l'application des engagements du contrat d'avenir."