Répit pour les chômeurs en fin de droits

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Répit pour les chômeurs en fin de droits
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Gouvernement et partenaires sociaux seraient d'accord pour débloquer 860 millions d'euros.

Le nombre de chômeurs en fin de droit explose, crise oblige. Face à la menace d'une crise sociale, une enveloppe de 860 millions d'euros auraient été débloquée pour les chômeurs en fin de droits, selon le journal Le Monde daté de dimanche. Le gouvernement et les partenaires sociaux, qui gèrent l'assurance chômage, se seraient mis d'accord et devraient acter cette décision dans une dizaine de jours.

Pour autant, les acteurs du dossier restent prudents et ne confirment pas. Le représentant de la CFDT participant aux discussions avec le gouvernement n'a pas confirmé cette information. "On travaille à des solutions, mais on ne peut absolument pas parler d'un accord à ce stade", a indiqué Laurent Berger. Le secrétariat d'Etat à l'Emploi n'a pas souhaité commenté l'information.

Un plan en trois volets

Le plan qui serait adopté s'articule autour de trois mesures : des formations rémunérées, des contrats aidés dans le secteur marchand et non marchand et enfin une allocation temporaire de crise qui serait de six mois. Cette dernière mesure constituerait ainsi un ultime filet de sécurité.

Le gouvernement a déjà annoncé qu'il accepterait de co-financer des contrats aidés et des formations rémunérées pour les chômeurs en fin de droits, qui ne touchent plus d'indemnités. L'interrogation résidait sur l'allocation temporaire, réclamée par les syndicats.

A la mi-février, le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez avait affirmé que l'Etat et l'Unedic allaient allouer ensemble "plusieurs centaines de millions d'euros" pour des chômeurs en fin de droits, qui sont nombreux à ne plus avoir aucune source de revenus. L'enveloppe globale serait de 1,6 milliard d'euros dont 860 millions "correspondent à un nouvel effort" indique Le Monde.

Des points de détails restent encore à fixer mais ce plan, une fois acté, permettrait de débloquer le prochain sommet social. Ce dernier, rappelle Le Monde, a été reporté au-delà du 1er mai, jour où l'intersyndicale entend se mobiliser massivement.

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