Renault, Virgin, Sanofi...dans la rue
© REUTERS

Menacés par des plans sociaux, de nombreux employés ont manifesté pour défendre leur emploi.

Après des mois de plans sociaux en cascade, les salariés des entreprises menacées de plans sociaux, voire de liquidation pure et simple, sont descendus dans la rue mardi pour exprimer leur mécontentement et demander au gouvernement de sortir de son silence. Récit en images d’une journée de mobilisation.
>> A lire aussi - PSA, Renault, etc. : une journée explosive

Les "Virgin" refusent de fermer la boutique

29.01.Virgin.manifestation.MISE.EUROPE1.930.620

© MISE/EUROPE1

"Butler menteur" (1er actionnaire du groupe, ndlr), "Butler assume tes erreurs", etc. : les banderoles étaient de sortie mardi sur les Champs-Elysées, à Paris. Les employés du magasin culturel dénoncent les errements de la direction qui a conduit Virgin au redressement judiciaire. 1.000 emplois sont sur la sellette.
>> A lire aussi : Virgin en redressement judiciaire

Les "Sanofi" contre les licenciements en période de bénéfices

29.01.manifestation.Sanofi.CGT.MONTEAU.930.620

© CGT/MONTEAU

Les salariés du groupe pharmaceutique Sanofi sont très mobilisés depuis l'annonce début juillet d'un plan de réorganisation qui pourrait se traduire par plus de 900 suppressions de postes. Les manifestants parisiens ont réalisé un haka devant le ministère du Travail. Parmi les pancartes brandies, un message adressé au ministre du Redressement productif : "Montebourg, assume ton ministère".
>> A lire aussi : Sanofi, le film qui embarrasse la direction

Les "Renault" débrayent

29.01.Renault.manifestation.Reuters.930.620

© REUTERS

Chez Renault, des débrayages ont eu lieu un peu partout en France alors que la direction négocie un nouvel accord de compétitivité et menace de fermer une usine si les salariés ne font pas de concessions. Ces débrayages ont parfois été accompagnés d’un blocage des routes par des feux de palettes, notamment à Flins (ci-dessus), au Mans, à Douai. La direction a recensé près de 1.800 grévistes.
>> A lire aussi : Renault et "l’exemple" espagnol

L’affaire ArcelorMittal, c’est aussi de l’autre côté de la frontière

29.01.Manifestation.Liege.ArcelorMittal.Reuters.930.620

© REUTERS

Après Florange, la direction du groupe de métallurgie a décidé de fermer la majeure partie de son site de Liège en Belgique. La manifestation a rapidement dégénéré  en affrontement avec la police. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes et de puissants canons à eau, tandis que certains des 1.500 à 2.000 manifestants lançaient de nombreux pavés en direction des forces de l'ordre.
>> A lire aussi : Liège-Florange, même scénario ?