"Règle d’or" : Fillon presse l'opposition

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"Règle d’or" : Fillon presse l'opposition
Après Nicolas Sarkozy, François Fillon appelle l'opposition à voter la règle d'or.@ REUTERS
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Dans une tribune, le Premier ministre appelle à "l’unité" pour mettre en place la réforme.

"J’en appelle à l’unité et au sens des responsabilités de toutes les formations politiques", a annoncé vendredi François Fillon, dans une tribune publiée dans Le Figaro. Face à la crise de la dette, le Premier ministre a tenu à insister sur la nécessité, selon lui, d’inscrire dans la Constitution la "règle d’or". Elle imposerait aux gouvernements de limiter les déficits publics et de ramener à l'équilibre le budget de l'Etat.

"Personne n’a le droit de mentir"

Si les députés l’ont déjà approuvée en juillet, elle doit maintenant être votée aux 3/5e des voix au Congrès, qui réunit l’Assemblée nationale et le Sénat, pour être inscrite dans la Constitution. Mais cette majorité est impossible à obtenir sans l’apport d’une partie de l’opposition de gauche. Or, à moins d’un an de l’élection présidentielle, cela semble exclu.

Nicolas Sarkozy a même été jusqu’à écrire une lettre aux Parlementaires, une première dans l’histoire, pour les inciter à approuver la règle d’or. Avec cette tribune, François Fillon insiste et reproche à la gauche de "par avance répondre non, quelle que soit la question" et ce, à cause des primaires. "Personne n’a le droit de mentir aux Français sur les efforts que nous devons consentir".

Du "bon sens"

Le Premier ministre presse donc à nouveau l’opposition de changer d’avis. "Ce serait une erreur de ne pas l’adopter pour l’avenir dans tous les Etats membres de la zone euro. La France doit, sur ce sujet, montrer l’exemple. Il en va de l’intérêt national". Il ne s’agit, pour lui, que de simple "bon sens".

Mais pour les socialistes, ce projet de réforme constitutionnelle n’est qu’une opération politique du chef de l’Etat. Qui plus est, ils refusent un retour du déficit sous 3% du PIB dès 2013, réclamant une année supplémentaire. Mais François Fillon a réitéré l’objectif, qu’il juge "intangible".

Si l’opposition ne change pas d’avis, le gouvernement pourrait user d’un autre stratagème : la mise en place d’un referendum, comme le propose le député UMP Etienne Pinte.