Redressement, liquidation judiciaire... Les défaillances d'entreprises à leur plus bas niveau depuis vingt ans

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Redressement, liquidation judiciaire... Les défaillances d'entreprises à leur plus bas niveau depuis vingt ans
La reprise semble bel et bien là, aussi bien pour les grandes que pour les petites et moyennes entreprises@ ERIC FEFERBERG / AFP
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Le nombre d'entreprises placées en procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire a diminué de 7,8% sur un an.

Le nombre de défaillances d'entreprises a baissé de 7,8% sur un an au deuxième trimestre, atteignant le niveau le plus bas enregistré depuis vingt ans, selon une étude du cabinet Altares, publiée lundi dans Les Échos.

Un niveau jamais atteint en 20 ans. Sur le deuxième trimestre, 12.925 défaillances d'entreprises ont été enregistrées, soit une baisse de 7,8% par rapport au deuxième trimestre 2016, écrit le journal économique qui précise que cela n'avait pas été vu depuis vingt ans. "Même en remontant jusqu'en 1997, on n'observe pas autant d'indicateurs positifs sur autant de secteurs et sur des tailles d'entreprise aussi variées. Un tel faisceau d'indicateurs en même temps est très rare", confirme au journal Thierry Millon, directeur des études d'Altares.

Sous le seuil des 16.000 défaillances. Les Échos rappelle que l'année 2017 avait débuté par un premier trimestre tombé pour la première fois depuis 2008 sous le seuil des 16.000 défaillances. Sur les trois premiers mois de l'année 2017, 15.667 entreprises avaient été placées en procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire, contre 16.309 un an plus tôt.

Une reprise également pour les petites entreprises. Ce chiffre global est en lui-même une bonne nouvelle. Mais ce qui l'est encore plus, c'est que les petites entreprises profitent aussi de cette accalmie côté défaillances, précise Les Échos. "Si, en 2016 et début 2017, la reprise semblait encore chaotique, voire illusoire pour les plus petites entreprises, le printemps peut sonner enfin, pour elles aussi, le retour des commandes plus régulières", relève Thierry Millon.