Quel avenir pour Neo Sécurité ?

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Quel avenir pour Neo Sécurité ?
Le PDG de Neo Sécurité va démissionner alors que la demande de cessation de paiement a été retirée.@ Max PPP
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Le PDG du groupe va démissionner alors que la demande de cessation de paiement a été retirée.

L'horizon se dégage un peu pour Neo Sécurité. Le tribunal de commerce de Paris a validé jeudi le retrait de sa demande de cessation de paiement. Le groupe de gardiennage a obtenu un délai de deux mois pour payer ses charges fiscales et sociales, afin de permettre la poursuite de discussions avec des repreneurs potentiels.

Démission du patron de Neo Sécurité

En contrepartie, son PDG, Jean-Michel Houry, doit quitter la tête de l'entreprise. "J'ai annoncé que j'allais présenter ma démission effective ce soir", a-t-il déclaré à l'issue de l'audience. Le ministère de l'Industrie avait indiqué mercredi que "le dirigeant de Neo Sécurité (s'était) engagé à quitter ses fonctions sans indemnité dans le cadre (d'une) cession".

Cet ancien de la Brink's était critiqué par les syndicats pour son salaire et sa gestion. Jean-Michel Houry devrait être remplacé jeudi soir à l'issue d'un conseil d'administration par Jean-Christophe Chwat, directeur général des opérations de Neo Security, la filiale en difficulté du groupe.

Un délai accordé par l'Etat

Mercredi, Neo Sécurité avait reçu une bouffée d'oxygène de la part de l'Etat. Bercy a accepté de "donner un délai supplémentaire et étudier le report de la date d'exigibilité de certaines charges". Une aide de l'Etat "qui nous fait tenir sans problème jusqu'à fin juillet en termes de trésorerie", avait assuré Jean-Michel Houry. Le temps d'examiner les offres des potentiels repreneurs.

Le groupe avait assuré que les accords avec "l'investisseur qui sera retenu permettront la poursuite de l'activité et le maintien de l'emploi et devront être conclus avant le 30 juin prochain". La filiale "Neo Security continuera à honorer l'ensemble de ses autres engagements financiers à l'égard de ses créanciers, partenaires et fournisseurs. Les salaires, frais et heures supplémentaires des 5.000 salariés de l'entreprise seront payés comme à l'accoutumée sans aucune interruption", avait affirmé Jean-Michel Houry.