Quand les exilés fiscaux décident de se repentir

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Quand les exilés fiscaux décident de se repentir
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En France, une cellule, composée de quelques fonctionnaires des impôts, accueille en toute discrétion les repentants fiscaux.

Cela ressemble à un confessionnal. Un petit bureau, situé au 1er étage de l'Hôtel des impôts, près de l'église Saint-Sulpice, à Paris. Le lieu, qu' Europe 1 a pu visiter, accueille dans la discrétion les exilés fiscaux. Ceux qui détiennent des capitaux à l'étranger peuvent venir s'y «dénoncer» spontanément. Ils évitent ainsi le contrôle fiscal, et les pénalités sont modulées.

Deux services d’accueil ont été créés fin avril par le ministre du Budget Eric Woerth. Un premier bureau est chargé d’accompagner dans leurs démarches les expatriés qui souhaiteraient revenir en France. Un deuxième est dédié à la régularisation des résidents français ayant des avoirs à l’étranger.

La fréquentation reste encore limitée. Pour le moment, 600 contribuables ont téléphoné ; 140 ont pris rendez-vous, selon les informations exclusives recueillies par Europe 1. La plupart d’entre eux préfèrent conserver l’anonymat ou même envoyer leur avocat. Pour l’heure, Bercy n'est pas en mesure de fournir le montant des sommes récupérées. Le ministère n’a d’ailleurs fourni aucun objectif chiffré à cette cellule.

"Ils sont très vite rassurés sur les modalités concrètes de régularisation" assure Laurent Bignon, l’un des fonctionnaires de la cellule, interrogé sur Europe 1.

Pour joindre la cellule de régularisation, adressez-vous à cellule-regularisation@dgfip.finances.gouv.fr ou au 01 53 18 05 62.

Europe1.fr avec Fabien Cazeaux.