PSA : fin de l'opération "péage gratuit"

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PSA : fin de l'opération "péage gratuit"
Dès 6h30 les salariés se sont placés à l'entrée de l'usine vendredi, entrainant leurs collègues venus travailler.@ MAX PPP
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Plus de 200 ouvriers se sont rendus au péage de Senlis sur l'A1, vendredi, de 7h30 à 10h.

Il s'agissait de la première action "surprise" prévue par les ouvriers d'Aulnay-Sous-Bois. Entre 200 et 300 salariés de l'usine de Seine-Saint-Denis de PSA, menacée de fermeture, ont bloqué le péage de Senlis vendredi matin, sur l'autoroute A1, de 7h30 à 10h environ.

A l'appel de la CGT, ils entendaient ainsi rendre le péage gratuit pendant quelques heures dans le sens Province-Paris. Une action "coup de poing" pour protester contre la fermeture de leur usine, qui emploie 3.000 salariés. Une fermeture non remise en cause par le rapport gouvernemental, publié mardi dernier, qui souligne les difficultés du groupe.

"Faire plaisir aux automobilistes"

Dès 6h30, les salariés se sont placés à l'entrée de l'usine vendredi, entraînant leurs collègues venus travailler. Une mesure qui a semble-t-il fonctionné, puisque de nombreux ouvriers se sont rangés à la cause des syndicats, pour monter dans les trois cars et autres voitures prévus pour aller bloquer l'A1.

Le choix de cette autoroute n'a d'ailleurs pas été fait par hasard. Elle est en effet gérée par la Sanef, société dont la famille Peugeot est actionnaire, renseignent les syndicats. Les ouvriers comptaient aussi "faire plaisir aux automobilistes qui vont travailler et préserver leur pouvoir d'achat".

Plutôt bien accueillis

"Le but est de les sensibiliser à notre cause et de les sensibiliser au problème du chômage qui touche des millions de personnes et qui menace tous les salariés", a expliqué le cégétiste Jean-Pierre Mercier.

Le péage n'était toutefois pas complétement gratuit, puisque les salariés demandaient aux automobilistes une petite contribution pour soutenir la lutte. Une démarche plutôt bien accueillie par les usagers. "C'est intelligent de leur part de ne pas bloquer la circulation et ils ont raison de ne pas se laisser faire", a par exemple commenté le conducteur d'une camionnette, Jean-François Gobe, avant de mettre de l'argent dans l'urne qui lui était tendue.