PSA : 4.000 postes sur la sellette

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PSA : 4.000 postes sur la sellette
Le groupe PSA prévoit de supprimer plus de 4.000 postes en France, annoncent la CFDT et la CGT.@ REUTERS
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Le plan d’économies va toucher des emplois en interne et parmi les prestataires extérieurs.

Annoncé fin octobre par Europe 1, le groupe PSA, frappé par la crise, devrait fortement réduire ses effectifs en France en 2012, annoncent mardi les syndicats. Une mauvaise nouvelle pour les salariés alors le comité central qui doit aborder les détails de ce plan de suppressions de postes en France a débuté dans la matinée.

La France particulièrement touchée

Si le groupe automobile français avait bien résisté à la crise grâce notamment à la prime à la casse, PSA est aujourd’hui touché par un ralentissement de son économie. Dans cette optique, le groupe prévoit de supprimer plus de 4.000 postes en France, annoncent la CFDT et la CGT.  

Selon les deux syndicats, il y aura 1.000 suppressions de postes en production parmi l'effectif permanent du groupe, 500 en recherche et développement et 400 dans d'autres directions (marketing, services généraux....). Par ailleurs, ce sont entre 2.200 et 2.500 prestataires externes qui vont voir leur mission prendre fin. 

Les sites de recherche et développement du groupe sont situés en France essentiellement à Sochaux dans le Doubs, Vélizy dans les Yvelines et La Garenne dans les Hauts-de-Seine. Le site de Sochaux perdrait à lui seul un millier de salariés, internes ou externes, dédiés à la recherche et au développement de produits, indiquent les syndicats. 

Des coupes dans la recherche et le développement

La France serait donc particulièrement touchée par le plan d'économies au niveau européen annoncé fin octobre qui prévoit 6.000 suppressions de postes.

Fin octobre, PSA avait également annoncé vouloir mettre fin aux contrats de 800 intérimaires d'ici fin 2011, sans préciser sur quels sites.

Le délégué syndical CGT Bruno Lemerle, qui parle d'une véritable "saignée de l'emploi", avait vivement réagi en octobre sur Europe 1, en dénonçant des "conditions de travail surchargées" qui ne nécessitaient pas  une "réduction des effectifs".