Prolongation des centrales nucléaires : "la pire idée à suivre" pour Greenpeace

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ENVIRONNEMENT - Cyrille Cormier, chargé de campagne énergies pour Greenpeace, a estimé mardi sur Europe 1 que prolonger la durée de vie des centrales nucléaires était un "renoncement" de la part du gouvernement.

INTERVIEW

L'annonce devrait être formalisée début mars dans un décret de programmation pluriannuel de l'énergie. Selon les informations d'Europe 1, la ministre de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal, s'apprête à accéder à la demande d'EDF en prolongeant la vie des centrales nucléaires françaises de dix ans, de 40 à 50 ans. Un véritable "renoncement" pour Cyrille Cormier, chargé de campagne énergies pour Greenpeace. "Cela montrerait qu'en France, ce ne sont pas les hommes politiques qui décident de la politique énergétique mais EDF", a t-il fustigé mardi sur Europe 1.

"La pire idée à suivre". Selon lui, cette décision, qui doit encore être confirmée, "va à l'encontre du projet de loi de transition énergétique, voulu par le président et voté par le Parlement". Ce texte stipulait en effet "qu'on allait fermer les réacteurs pour développer les renouvelables". Privilégier le nucléaire par rapport aux énergies renouvelables est "la pire idée à suivre", a estimé Cyrille Cormier, qui pointe en outre les risques économiques pour EDF. "Si EDF a encore augmenté sa dette et se retrouve dans des conditions économiques catastrophiques, c'est parce qu'elle n'a pas su anticiper les investissements nécessaires pour poursuivre l'exploitation du parc", a t-il martelé. "EDF a déjà fait ces erreurs par le passé, en lançant l'EPR."