Profitant du vide juridique, ils avaient semé des OGM

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Profitant du vide juridique, ils avaient semé des OGM
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RATTRAPÉ PAR LA PATROUILLE - Des agriculteurs ont été contraint de détruire mercredi leurs parcelles de maïs Monsanto.

Tabula rasa. Des agriculteurs du Sud-Ouest ont été contraint mercredi de détruire les parcelles de maïs OGM qu'ils avaient planté en mars, profitant d'un vide juridique que l'Etat a depuis comblé. L'opération s'est répétée jeudi dans trois autres champs, mais cette fois-ci sous la protection de gendarmes, une dizaine d'agriculteurs ayant tenté d'empêcher cette destruction. Les associations écologistes les gardaient à l'oeil, des faucheurs volontaires emmenés par le député européen José Bové ayant même mené une action sur l'une de ces exploitation début mai.

Du maïs OGM planté dans trois départements. La préfecture de Haute-Garonne a annoncé mercredi qu'un agriculteur "a procédé ce (mercredi) matin à la destruction chimique du maïs génétiquement modifié non autorisé". La préfecture précise que ces parcelles feront l'objet d'"un suivi particulier pour s'assurer de l'absence de repousses". Un autre agriculteur ayant des parcelles dans le Tarn-et-Garonne et le Gers "est concerné par la même procédure", a précisé la préfecture.

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Comment ont-ils pu planter des OGM ? Normalement, il est interdit de cultiver des organisme génétiquement modifiés sur le territoire français. Mais l'Union européenne n'est pas tout à fait du même avis, si bien que les texte communautaires et les textes français étaient contradictoires. Résultat : le Conseil d'État a annulé en mars l'interdiction de la culture de ce maïs OGM en France, pour non-conformité au droit européen.

Depuis, le gouvernement s'est attaché à sécuriser juridiquement l'interdiction de la culture de maïs OGM : le Parlement a adopté début mai une proposition de loi en ce sens, validée par le Conseil constitutionnel. Parallèlement, un accord a été trouvé au niveau européen permettant aux États réfractaires d'interdire de telles cultures. Mais les agriculteurs ont profité de ce laps de temps pour semer du maïs MON 810, commercialisé par la firme Monsanto.

Le 2 mai, plusieurs dizaines de faucheurs volontaires avaient arraché des plants de maïs transgénique dans l'un de ces champs, près de Toulouse. Des militants de Greenpeace avaient dénoncé sur place "une contamination en cours".

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