Prix : les grandes surfaces négocient à la baisse

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Prix : les grandes surfaces négocient à la baisse
Les prix se négocient à la baisse pour 2014.@ MAXPPP
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ENQUETE E1 - Les distributeurs tentent d’améliorer leurs marges en mettant la pression sur les producteurs

L’INFO. La fin de l’année approche, il est temps d’ouvrir les négociations annuelles entre les fournisseurs et les grandes surfaces. C’est le moment où les distributeurs discutent des volumes qu’ils vont acheter mais aussi du prix auquel il vont payer les produits. Producteurs et industriels sont unanimes : ils n’avaient jamais vu une telle pression sur les prix. Les distributeurs cherchent au maximum à réduire leurs coûts.

Marges maigres en 2013. La chute du pouvoir d’achat des Français a obligé les distributeurs à faire baisser leurs prix. Les grandes surfaces ont donc engrangé moins d’argent, bénéficiant moins des marges qu’elles s’étaient prévues pour 2013.

Produits traiteurs et charcuterie. Premiers concernés par les baisses de prix : les produits traiteurs. Les quiches, les tartes ou les produits cuisinés se négocient à des prix 5% inférieurs à ceux de 2013.

Le constat est similaire au rayon charcuterie, cela dit, la pression est un peu moins forte. Les négociations devraient s’établirent sur une baisse de 3% par rapport à 2013. Les pâtes, la farine et le jus de raison devraient eux aussi voir leur prix baisser.

Des produits épargnés. La règle ne concerne néanmoins pas tous les produits des grandes surfaces. Certains échappent à la pression imposée par les distributeurs. Le jus d’orange, par exemple, va coûter plus cher. Le lait devrait également augmenter de quelques centimes, la faute à une demande mondiale croissante.

Quel impact pour les consommateurs ? Si pour les fournisseurs une baisse de prix induit un manque à gagner, pour les consommateurs l’opération pourrait être bénéfique. Les négociations, qui devraient se terminer fin février 2014, pourraient mener à une baisse générale des prix. Cela dit, il est aussi possible que les distributeurs gardent les sommes négociées pour améliorer leurs marges.