Prix à la pompe : coup de pression de Besson

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Prix à la pompe : coup de pression de Besson
Eric Besson Eric Besson veut une baisse des prix de l'essence avant le 15 août.@ Reuters
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Le ministre de l'Industrie veut une baisse des prix avant la fin de la semaine.

Eric Besson sera-t-il entendu ? Le ministre de l'Industrie a demandé aux professionnels de la distribution de carburant de répercuter à la pompe la chute des prix du pétrole, avant la fin de la semaine, pour que la baisse bénéficie aux automobilistes pour le week-end du 15 août, selon un communiqué.

"Les Français pourront ainsi bénéficier de plusieurs centimes de baisse par litre avant le week-end du 15 août ", indique le communiqué.

Une baisse déjà effective ?

Pour le gazole, comme pour le sans-plomb, la baisse est déjà effective depuis le milieu de la semaine. Le site Carbéo.com recense les prix dans toutes les stations-services de France. Son fondateur, Franck Ibled, a vérifié ses bases de données.

"On est à peu près à deux euros de baisse sur un plein de 60 litres. Un certain nombre de stations en France distribuent le gazole à moins de 1,30 euro le litre et pour le sans plomb 95, on peut trouver du carburant à 1,44 euro pour les moins chères. C'est peu de chose, mais c'est toujours deux ou trois euros d'économie", a-t-il expliqué à Europe1.

Les distributeurs prêts à jouer le jeu ?

La mesure officielle de cette répercussion ne sera connue qu'en début de semaine prochaine. Mais pour le week-end du 15 août, les distributeurs vont jouer le jeu a assuré à Europe1, Jean-Louis Schilansky,président de l'Ufip (Union française des industries pétrolières).

"Personne ne retarde la répercussion de la baisse. Cette baisse commence à être effective dans les stations-service. Elle va continuer pendant tout le week-end de rentrée. A partir de maintenant, on va voir les prix des carburants, du sans plomb 95 et du gazole baisser à la pompe jusqu'à environ 5 centimes d'euros le litre", a-t-il assuré.

5 centimes d'euros le litre, 3 euros le plein, une petite économie qui n'est toutefois pas vraiment proportionnelle à l'augmentation des prix, en cas de hausse du baril.