Présidentielle : les patrons réclament une baisse de la fiscalité des entreprises

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Présidentielle : les patrons réclament une baisse de la fiscalité des entreprises
Les patrons français sont suspendus au résultat de l'élection présidentielle.@ THOMAS SAMSON / AFP
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Dans un baromètre OpinionWay pour Europe 1, les patrons estiment que la baisse de la fiscalité des entreprises doit être la priorité économique du prochain président.

"Moins d'impôt et vite". En matière de politique économique, les chefs d'entreprise réclament majoritairement (64%) une baisse de la fiscalité durant les 100 premiers jours du mandat du prochain président, comme le révèle le baromètre exclusif réalisé par OpinionWay pour CCI France, Europe 1 et La Tribune. Cela tombe bien, Emmanuel Macron, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen proposent des mesures dans ce sens. La simplification des démarches administratives (37%), la réduction de la dépense publique (30%) et la réforme de la formation professionnelle, du système éducatif français pour résoudre le problème de l’employabilité (21%) représentent aussi des enjeux majeurs pour les patrons, quels que soient la taille de leur entreprise ou leur secteur d’activité.

Attente et inquiétude. Comme l'ensemble des Français, les chefs d'entreprise sont dans l'expectative à deux jours du premier tour de l'élection présidentielle. Dans le baromètre exclusif réalisé par OpinionWay pour les chambres de commerce, Europe 1 et La Tribune, 33% des patrons se déclarent attentistes alors qu'ils n'étaient que 20% dans ce cas il y a un mois. Globalement, leur état d'esprit s'est amélioré en quelques semaines. Si une majorité (39%) de dirigeants se disent toujours inquiets, 29% sont désormais optimistes (+7%) et 27% confiants (+6%). Ce qui n'empêche pas 92% des patrons de regretter que la situation des entreprises n'ait pas été suffisamment abordée par les candidats, sentiment encore plus marqué dans l'industrie (97%).

Utopique industrie du futur. Par ailleurs, ils ne croient au concept d'industrie du futur mis en avant par les politiques. Pour 45% des chefs d'entreprise, c'est une utopie ou une idée intéressante mais sans réalisation concrète. Près d'un dirigeant sur deux estime que le manque de formation des hommes et des femmes est un frein au développement de l'industrie du futur et un sur cinq se dit effrayé par le montant requis des investissements de cette transition.