Prélèvement à la source : selon Gattaz, "on va vers une catastrophe"

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Prélèvement à la source : selon Gattaz, "on va vers une catastrophe"
Pour Pierre Gattaz, le patron du Medef, le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu sera "une catastrophe" pour les entreprises. @ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Le patron du Medef, Pierre Gattaz, a estimé mardi que le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu allait être "une catastrophe" pour les entreprises. 

Le patron du Medef Pierre Gattaz a appelé mardi le gouvernement à renoncer à mettre en oeuvre dès 2018 le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, estimant que la réforme allait être une "catastrophe" pour les entreprises. "On va vers une catastrophe annoncée, c'est beaucoup trop compliqué", a jugé Pierre Gattaz sur RTL. "Il faut arrêter de mettre en place des dispositifs anxiogènes", a-t-il ajouté.

La réforme du prélèvement à la source, prévue pour entrer en vigueur le 1er janvier 2018, doit être présentée dans le détail mercredi par le gouvernement dans le cadre du projet de budget 2017. Elle prévoit que l'impôt sur le revenu soit collecté au moment du versement du salaire. Chez les salariés, l'impôt sera prélevé directement par l'employeur sur la base d'un taux transmis par le fisc.

"Des tas de cas de figure". Cette réforme, "c'est quelque chose qui est intéressant, mais pas en un an, pas tout de suite, et pas à un moment où l'économie française est en convalescence", a estimé Pierre Gattaz. "Quand les salariés vont voir avoir un salaire net qui sera différent de celui qu'ils touchaient, ils vont aller voir le chef d'entreprise, qui va se transformer en percepteur d'impôt", a ajouté le patron des patrons. "Cela fait peur aux chefs d'entreprise", a-t-il poursuivi, assurant qu'il y aurait "des tas de cas de figure, des tas de spécificités" que les employeurs devront intégrer pour le calcul de la retenue à la source.

Le gouvernement persiste. Le gouvernement a assuré à plusieurs reprises que sa réforme, destinée à "moderniser" le système fiscal français, en évitant le décalage d'un an entre la perception du salaire et le paiement de l'impôt, serait irréversible.