Pourquoi le travail au noir explose-t-il ?

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Pourquoi le travail au noir explose-t-il ?
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VOTRE CHOIX D’ACTU DU 5 DECEMBRE - Une enquête Market Audit pour O2 révèle que le travail au noir a explosé ces dernières années.

Chaque jour avec "Votre choix d’actu", Europe 1 vous propose de définir un thème qui sera approfondi dans Europe midi – Votre Journal animé par Wendy Bouchard.

Dès 9h, rendez-vous sur la page d’accueil d’Europe1.fr pour voter. Vous pouvez le retrouver sur www.europe1.fr/Info/Votrechoixdactu

>>>Jeudi 5 décembre, vous avez été 70% à faire "Votre choix d’actu"  sur le travail au noir. Guillaume Richard, Président Directeur Général du groupe 02, spécialisé dans les services à la personne,  qui a commandé cette enquête revient sur les raisons et les effets de ce phénomène. Il constate d’ailleurs que "notre premier concurrent aujourd’hui c’est le travail au noir".

Les chiffres. Selon l’étude, 33% des Français ne déclarent pas leurs heures travaillées, et 20% ne les déclarent que partiellement, c’est ce qu’on appelle le "travail au gris". On remarque donc une explosion du travail au noir sur ces cinq dernières années, où 13% de la population pratiquaient le travail au noir en 2008.

"On peut parler d’une explosion du travail au gris", souligne par ailleurs Guillaume Richard, puisqu’en cinq ans, le pourcentage des Français le pratiquant est passé de 2 à 19%.

Qui est concerné ? Essentiellement les particuliers pour des services à la personne comme le baby-sitting ou les heures de ménage. La moitié des personnes ayant recours au baby-sitting ou au soutien scolaire par exemple préfèrent passer par le système du travail au noir. Cependant, le PDG d’O2 rappelle que "c’est prendre de gros risques" de ne pas déclarer son employé qui n’est donc pas assuré pendant ses heures de travail , ne cotise pas pour sa retraite et ne touchera pas d’indemnité chômage.



Comment expliquer l'explosion du "travail au...par Europe1fr

Comment l’expliquer ? La principale raison de ce recours massif au travail au noir concerne les exonérations de cotisations sociales qui "ont bougé" rappelle Guillaume Richard. La réduction d’impôt, en revanche, reste la même. Les particuliers préfèrent néanmoins payer moins cher et ne pas avoir à attendre leur réduction fiscale.