Plan d'économies : haro sur les retraites ?

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Plan d'économies : haro sur les retraites ?
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LA PISTE - Le gouvernement, qui doit trouver 50 milliards d’économies pourrait être tenté de couper dans les pensions de retraite.

Manuel Valls a promis la semaine dernière, à l’occasion de son discours de politique générale, de trouver 50 milliards d’économies, sans toucher aux fondements de notre système social. Il a notamment annoncé que l’assurance maladie devra trouver 10 milliards d’économies. Le gouvernement planche actuellement sur un plan d’économies qui pourrait impacter les pensions, révèle les Echos. Cette année, les 15,3 millions de retraités ont déjà vu cette revalorisation repoussée de six mois, du 1er avril au 1er octobre. L’année prochaine, le nouveau mode de calcul pourrait avoir comme conséquence de diminuer leur pouvoir d’achat… et faire économiser deux milliards à Bercy.

Coup de froid sur la hausse des retraites. Chaque année, les pensions sont recalculées afin de suivre l’évolution des prix. Si la piste évoquée par les Echos se confirmait, les retraités verraient leur pension calculée sur l’inflation, moins un point. Autrement dit, si l’inflation est inférieure à 1%, comme c’est le cas actuellement avec 0,6%, les pensions seraient gelées. Ce changement dans le mode de calcul présente l’avantage d’économiser rapidement deux milliards d’euros dans les dépenses d’assurance maladie, mais fait perdre du pouvoir d’achat aux retraités. Et tant pis pour la consommation.

Une décision politiquement risquée mais… Certains au Parti socialiste s’inquiètent d’une telle mesure qui va inévitablement provoquer une levée de boucliers. Pourtant, cette solution est celle qui impacte le moins les fondements de la protection sociale, car elle est peu redistributrice. Toutefois, d’autres dépenses sociales devraient également être gelées, comme les allocations familiales, la PAJE, la prestation d'accueil du jeune enfant et le complément du mode de garde. En France, 6,8 millions de foyers touchent ces prestations.

Faires des économies sans détruire le tissu social. Le gouvernement ne souhaite pas sacrifier le modèle social français et devrait épargner certains secteurs de cette austérité budgétaire. Les aides au logement, le RSA, le minimum vieillesse, l’allocation adulte handicapé ne devraient pas être impactés. Côté chômage, les prestations devraient rester les mêmes, leur mode de calcul relevant des partenaires sociaux qui gèrent l’Unédic.

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