Philips va supprimer 230 emplois et fermer son usine du Loir-et-Cher

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Philips va supprimer 230 emplois et fermer son usine du Loir-et-Cher
Philips Lighting est la branche éclairage du groupe Philips. @ LUC CLAESSEN / BELGA / AFP
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La restructuration fera l'objet d'un nouveau comité central d'entreprise extraordinaire, vendredi, au siège de l'entreprise à Suresnes.

Philips va supprimer 230 emplois sur ses deux derniers sites de production d'éclairage en France, dont celui de Lamotte-Beuvron dans le Loir-et-Cher voué à fermer, a indiqué jeudi une source syndicale. Selon cette source, la direction de la branche éclairage du groupe (Philips Lighting) a annoncé le 24 août aux représentants du personnel la fermeture de ce site employant 89 salariés, ainsi que la réorganisation de celui de Miribel, dans l'Ain, où 142 postes (sur 260) doivent être supprimés pour être délocalisés en Pologne et en Espagne. 

La plateforme logistique en région parisienne ne sera pas touchée. A Miribel, "toute la production sera arrêtée, il ne restera que le service innovation et le bureau d'études", a-t-elle ajouté. Selon la source, la plateforme logistique située en banlieue parisienne n'est pas touchée par ce plan social.

"Aucun impact sur les autres activités". "Le projet implique un ajustement de l'organisation industrielle en France de Philips Lighting", un projet qui "n'a aucun impact sur les autres activités, c'est-à-dire tout ce qui est centres d'innovation - la recherche et développement, entre autres -, tout ce qui concerne l'aspect logistique et le siège social", a indiqué un porte-parole de la direction. "A ce stade du projet, je ne peux rien (...) confirmer ou infirmer puisqu'on est entré dans un processus d'information auprès du personnel, qui a démarré le 24 août avec un comité central d'entreprise", a-t-il ajouté.

Un plan de départ volontaire ? La direction a mis en avant la nécessité de "sauvegarder sa compétitivité" et évoqué un possible plan de départs volontaires, selon le représentant syndical. Sur les deux sites, "les salariés sont choqués" et "attendent clairement que l'on se batte pour obtenir des indemnités supra-légales de licenciement à la hauteur des précédents plans". "Pour le moment, l'entreprise propose le minimum légal", selon la source.

Un comité extraordinaire vendredi. La restructuration fera l'objet d'un nouveau comité central d'entreprise extraordinaire, vendredi, au siège de l'entreprise à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine. Compte tenu du nombre de postes concernés, la procédure durera trois mois.