Petroplus : quatre candidats à la reprise

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Petroplus : quatre candidats à la reprise
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Ces 4 groupes étrangers ont déposé leur dossier vendredi au tribunal de commerce de Rouen.

L'INFO. Quatre groupes ont déposé vendredi un dossier de reprise au tribunal de commerce de Rouen pour la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime.

Quatre offres étrangères. Les quatre dossiers proviennent d'entreprises étrangères. Le libyen Murzuq Oil et panaméen NetOil, qui s'étaient déjà manifestés, sont revenus à la charge. Oceanmed Seasky System Limited, une société basée à Hong Kong, et GTSA, une société luxembourgeoise, ont elles déposé leur première offre de reprise.   

Etudiés "attentivement" ce week-end. La direction précise dans un communiqué que "ces dossiers et leurs annexes seront examinés attentivement ce week-end". "Le juge commissaire et les administrateurs judiciaires indiqueront au plus tard mardi 2 avril à 12h si l'un ou plusieurs de ces dossiers remplissent les conditions prévues à l'article L 642-2 du code du commerce et donc s'ils constituent une offre permettant de saisir le tribunal d¹une demande d¹audience", ajoute la direction dans un communiqué.

Des garanties demandées. Les juges consulaires attendent des candidats qu'ils apportent des garanties sur leur capacité à approvisionner le site en pétrole brut mais aussi à le moderniser. La raffinerie a besoin pour fonctionner de 15 millions d'euros de pétrole brut par jour; sa remise à niveau est estimée entre 400 et 500 millions d'euros. Aucun des majors du secteur tels ExxonMobil, Total, BP ou Shell ne s'est intéressé à cette raffinerie ancienne et de taille moyenne avec sa capacité de distillation de 150.000 barils par jour. Ils estiment qu'investir dans l'achat d'une raffinerie en Europe n'a guère de sens tant les marges sont faibles et la concurrence des produits importés forte.

Déjà cinq offres rejettées. Début février, les cinq offres de reprise présentées à l'époque, celles du suisse Terrae et de l'égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat International - jugées sérieuses par le ministère du Redressement productif - de la chypriote FJ Energy Group, de Murzuk Oil et de NetOil, avaient été déclarées "non recevables en l'état" par le tribunal de commerce.

Fermeture dans quinze jours ? Faute d'un possible rachat, la raffinerie de Petit-Couronne fermera ses portes le 16 avril, date-butoir du sursis accordé. Dans ce cas, une centaine de salariés de Petroplus pourraient être reclassés dans l'industrie pétrolière, principalement dans la vallée de la Seine, selon Francis Duseux, P-DG d'Esso France, filiale d'ExxonMobil. 470 salariés sont concernés.