Petroplus : opération coup de poing

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Petroplus : opération coup de poing
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Les salariés de Petit-Couronne ont bloqué vendredi un dépôt pétrolier à Grand-Quevilly.

Les salariés de Petroplus ont décidé de passer à la vitesse supérieure. 300 employés de la raffinerie française de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, ont bloqué quelques heures vendredi le dépôt pétrolier voisin de Grand-Quevilly.  

Le blocage du dépôt "Rubis", qui alimente les stations de la région en produits raffinés, a été présenté comme "une action symbolique" par Régis Gasse, secrétaire de l'union départementale CGT de Seine-Maritime. "Nous ce qu'on veut, c'est que le gouvernement prenne conscience de nos demandes et qu'il tape un bon coup sur la table", souligne sur Europe 1 Nicolas Vincent, délégué CGT de Petroplus.

"On ne veut plus entendre parler de notre patron"

"De toute façon, nous on ne veut plus entendre parler de notre patron Jean-Paul Vettier. C'est un menteur, c'est terminé", ajoute le syndicaliste en précisant que les salariés veulent que "l'Etat saisissent la raffinerie". "Qu'ils disent à Petroplus, c'est terminé, vous ne savez pas gérer. Partez, on va s'en occuper. On va reprendre l'activité 'raffinage' sous le giron de l'Etat", conclut Nicolas Vincent.

Une dizaine de camions ont été bloqués dans l'après-midi, estime France 3 Haute-Normandie. Les livraisons ayant lieu principalement le matin, les ruptures pourraient rapidement voir le jour si l'opération coup de poing est renouvelée. eu bout de deux heures et demi, la situation est rentrée dans l'ordre. Les dépôts de carburants sont fermés ce week-end. Les syndicats réfléchissent à de nouvelles actions dès lundi.

Les banques ne suivent plus

Le raffineur indépendant basé en Suisse, qui a perdu 415 millions de dollars au cours des neuf premiers mois de son exercice 2011, ne peut plus acheter de brut pour alimenter ses raffineries depuis que ses banques ont bloqué des lignes de crédit d'un montant de près d'un milliard de dollars.

Vendredi matin, le bal des candidats à l'élection présidentielle s'est poursuivi. Jean-Luc Mélenchon, président du Front de gauche et Hervé Morin du Nouveau centre, ont défendu vendredi devant les salariés de Petit-Couronne  l'indépendance énergétique de la France.