Trois "offres minimum" ont été déposées pour la reprise de la raffinerie en difficulté Petroplus qui emploie 470 personnes à Petit-Couronne, en Seine-Maritime, a annoncé mardi soir la CGT. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a confirmé l'information, citant cinq offres mais seulement deux "sérieuses".

"Trois offres minimum" ont été déposées auprès de l'administrateur judiciaire. Une a été déposée dans l'après-midi par "NetOil", basée à Dubaï et contrôlée par l'homme d'affaires libano-américain Roger Tamraz, une autre a été déposée en fin de journée par un groupe égyptien (Istithmaraat) et une autre l'a été dans la matinée par le libyen Murzuk, a déclaré Jean-Luc Broutet secrétaire général de la CGT de la raffinerie.

"A l'issue de la date limite de dépôt des offres pour la reprise de la raffinerie de Petit Couronne, ce jour à 18h, cinq offres de reprise ont été formellement déposées auprès de l'administrateur judiciaire", a précisé Arnaud Montebourg. Le ministre "considère que deux d'entre elles paraissent sérieuses et financées. Il s'agit de l'investisseur suisse, Terrae et de l'énergéticien égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat", ajoute-t-il.