Pétrole : les États-Unis bientôt premiers producteurs

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Pétrole : les États-Unis bientôt premiers producteurs
Les Etats-Unis devraient ravir l'an prochain à la Russie la place de premier producteur mondial de pétrole grâce à l'exploitation des schistes bitumineux@ MAXPPP
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Grâce aux schistes, les États-Unis raviront la place de la Russie l'an prochain.

L'INFO. Tandis que la France joue la prudence, les Etats-Unis mettent les gaz dans l'exploitation des énergies de schiste. Grâce à elle, le pays de l'Oncle Sam ravira même l'an prochain à la Russie la place de premier producteur mondial de pétrole, prédit vendredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Un bouleversement mondial éminemment symbolique, et qui a déjà entamé son mouvement : les USA ont déjà cédé la place de premier importateur mondial à la Chine.

Retour 40 ans en arrière. "Avec une production, sans précédent depuis des décennies, de plus de 10 millions de barils par jour (bpj) au cours des deux derniers trimestres, les Etats-Unis sont en passe de devenir le premier producteur de (carburants) liquides au deuxième trimestre 2014, détrônant la Russie, sans même tenir compte des biocarburants et des progrès du raffinage", détaille l'AIE dans son rapport mensuel. Le pays retrouve ainsi le rang de premier producteur mondial qu'il occupait avant les années 1970. L'agence basée à Paris, qui dépend de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), estime que la production américaine de carburants liquides atteindra en moyenne 11 millions de bpj en 2014, contre 10,86 millions pour la Russie.

Une compensation l'Opep. Cette augmentation spectaculaire permettra de compenser l'instabilité de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui réunit l'Algérie, l'Angola, la Libye, le Nigeria, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, l'Iran, le Koweït, le Qatar, l'Équateur et le Venezuela. Pour la première fois en près de deux ans, la quantité de pétrole produite par les pays de l'Opep est tombée en dessous de 30 millions de bpj, en raison de fortes baisses des exportations libyennes et irakiennes, dues à des troubles politiques et à des réparations de terminaux. Sans le dynamisme américain, la rarification du pétrole aurait entraîné une flambée du prix du baril, qui aurait pu sans cela dépasser largement son cours actuel de 110 dollars.