Pas de "coup de pouce" pour le Smic

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Pas de "coup de pouce" pour le Smic
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Le Smic sera revalorisé de 0,5% au 1er janvier, "un gain net de pouvoir d’achat" pour le gouvernement, "une honte" pour la CGT.

Le ministère du travail a tranché : la revalorisation du Smic sera de 0,5% au 1er janvier, passant de 8,82 euros par heure à 8,86 euros. L’annonce a été faite rue de Grenelle alors que le gouvernement, les syndicats et le patronat se réunissaient pour la Commission nationale de la négociation collective (CNNC).

Le Smic version 2010 s’élèvera à 1.343,77 euros bruts par mois (environ 1.056,24 net) pour 35 heures hebdomadaires, alors qu’il est actuellement à 1.337,10 euros bruts mensuels (1.051 euros net environ).

C’est la quatrième année consécutive sans "coup de pouce" du gouvernement, qui a opéré dans le passé de légères hausses du pouvoir d’achat par le biais de la revalorisation du Smic. Le ministre du Travail Xavier Darcos se défend d’avoir freiné la hausse du Smic, précisant que sur un an, cette revalorisation "représente un gain net de pouvoir d'achat de 1,3%, puisque l'inflation sur la même période devrait être de 0,4%".

Un point de vue que ne partage pas la CGT : C’est " une honte pour le gouvernement (…), de fait, c'est un gel du Smic qui est décidé aujourd'hui pour un an", a regretté Maryse Dumas, de la CGT. Cette décision déçoit donc les syndicats mais ravit le patronat : le CGPME a exprimé sa "satisfaction", tandis que l’UPA estime "nécessaire de maintenir la situation du Smic vu la situation économique"

Pour la première fois, la revalorisation du Smic a lieu au 1er janvier, alors qu’elle était jusqu’à présent décidée le 1er juillet. Ce changement de date doit faciliter les négociations annuelles obligatoires dans les entreprises.

Le montant du salaire minimum est calculé depuis 1970 en fonction de l'inflation et de la moitié du pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier. La mesure devrait concerner un salarié sur dix en France, soit 2,6 millions de salariés en incluant le monde agricole ou les administrations, dont 1,6 million dans le privé et plus de 640.000 à temps partiel.