Pas de baisses d'impôts pour les ménages en 2017, déclare Sapin

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Pas de baisses d'impôts pour les ménages en 2017, déclare Sapin
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"Il n'est pas prévu de nouvelles mesures en faveur des ménages" l'an prochain, a déclaré Michel Sapin. 

Le ministre des Finances Michel Sapin a indiqué mercredi que le gouvernement n'avait pas l'intention de procéder à de nouvelles baisses d'impôts en faveur des ménages en 2017, après les baisses successives votées depuis 2014.

Mettre fin au "ras-le-bol fiscal". "Il n'est pas prévu de nouvelles mesures en faveur des ménages" l'an prochain, a déclaré Michel Sapin lors de la présentation à la presse du "programme de stabilité" de la France, un projet budgétaire pluriannuel qui doit être envoyé d'ici fin avril à Bruxelles. Le gouvernement a entrepris depuis 2014 de baisser le niveau des prélèvements pesant sur les ménages mais aussi les entreprises, pour mettre fin au "ras-le-bol fiscal" entraîné par les fortes hausses d'impôts au début du quinquennat de François Hollande.

Trois réductions d'impôt successives. Cette baisse, pour les ménages, s'est traduite par trois réductions successives de l'impôt sur le revenu, dont une dernière de deux milliards d'euros pour 2016, votée dans le cadre du projet de loi de Finances. "Les cinq milliards de baisse d'impôts pour les ménages étaient un engagement pris par le Président de la République", a-t-il déclaré. "Nous avons pris un an d'avance par rapport aux engagements" du chef de l'Etat, a souligné Michel Sapin, indiquant que Bercy avait "intégré dès l'année dernière une baisse d'impôt forte pour cette année".

Des engagements pour les entreprises. Selon les chiffres inscrits dans le programme de stabilité, le taux de prélèvements obligatoires doit ainsi refluer pour atteindre 44% du produit intérieur brut en 2017. "Pour 2017, nous continuerons à mettre en oeuvre nos engagements en faveur des entreprises", a encore dit Michel Sapin, faisant référence au pacte de responsabilité, mesure phare du quinquennat de François Hollande en faveur des entreprises, dont une troisième tranche doit encore être votée pour l'an prochain.