Parisot/exil fiscal : "un climat de guerre civile"

INTERVIEW E1 - "Rien n'est fait pour favoriser les talents", a regretté la patronne du Medef.

INTERVIEW E1 - "Quand Arnaud Montebourg dit que les nationalisations temporaires sont l'avenir, c'est évidemment tout à fait effrayant pour n'importe quel investisseur", a taclé Laurence Parisot, la présidente du Medef, vendredi sur Europe1. La patronne des patrons reconnaît toutefois de bonnes mesures dans les mesures compétitivités annoncées par le gouvernement. 

Selon Laurence Parisot, les "patrons de PME ont peur d'embaucher". Elle prône ainsi plus de flexibilité dans le marché de l'emploi et place beaucoup d'espoir dans les négociations sur le marché du travail avec les syndicats, pourtant repoussée à janvier.

La patronne du Medef est également revenue sur la polémique autour de l'exil fiscal. Selon elle, "rien n'est fait pour favoriser les talents" et le "doute s'installe chez les forces vives du pays." La présidente du Medef regrette "que François Hollande fasse l'inverse de ce qu'il promettait", à savoir "pacifier le pays et réduire les antagonismes". "En ce moment, on est en train de dire 'vous M.Depardieu êtes indigne d'être français', 'vous M. le dirigeant également'. On est en train de recréer un climat de guerre civile, qui s'apparente à 1789", a encore déploré Laurence Parisot.