Osram : le tribunal impose une médiation

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Osram : le tribunal impose une médiation
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Les syndicats contestent le plan social, engagé par le fabricant d’ampoules, visant les 108 salariés qui refusaient une baisse de salaire.

Les salariés d’Osram obtiennent un sursis de trois mois. Le tribunal de grande instance de Saverne, dans le Bas-Rhin, a ordonné vendredi une médiation de trois mois entre les salariés et la direction du fabricant d'ampoules. Ce dernier était assigné en justice par les syndicats pour l'illégalité présumée de 108 licenciements et de baisses de salaires.

Osram avait proposé début 2009 à ses 800 collaborateurs d’accepter une diminution de salaire de 12,5 % d’ici à 2012, justifiée par la disparition programmée des ampoules à incandescence. Acceptée par la majorité des employés, cette proposition avait été rejetée par 108 salariés, que le groupe avait décidé de licencier.

Durant la médiation, licenciements et baisses de salaires seront gelés. Dans un délai de quinze jours, salariés et directions devront s'entendre sur le nom d'un médiateur qui sera nommé par le tribunal pour une mission de trois mois au sein de l'entreprise, filiale alsacienne du groupe allemand Siemens.

La médiation s’annonce délicate : à l'issue de l'audience, qui a duré environ deux heures, le président d'Osram France, André Le Bihan, est sorti du tribunal sous les huées de plusieurs dizaines de salariés qui criaient : "démission, démission."