Numericable bien placé pour acheter SFR

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Numericable bien placé pour acheter SFR
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TELECOM - Le groupe Vivendi a mis en vente sa filiale telecom, devenue moins rentable. Elle pourrait la céder contre 15 milliards d'euros.

L'info. L'opérateur de télécom SFR est à vendre et Vivendi pourrait bien avoir trouvé un acheteur. Selon les informations du quotidien Les Echos, l'entreprise Altice, maison-mère du câblo-opérateur français Numericable, aurait fait une proposition pour mettre la main sur le deuxième opérateur mobile et internet. Démentant tout accord, le groupe Vivendi n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

Le quotidien économique avance néanmoins que les deux parties espéreraient aboutir à un accord ferme d'ici quelques semaines dans le cadre d'une opération qui valoriserait le deuxième opérateur de téléphonie mobile en France à plus de 15 milliards d'euros.

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Pas une première pour Numericable. Le dirigeant d'Altice, Patrick Drahi, avait déjà discuté l'an dernier avec les dirigeants de Vivendi en vue d'un rapprochement de Numericable avec SFR mais les négociations avaient alors achoppé sur le prix. A l'époque, le dirigeant de SFR espéraient augmenter leurs marges avec l'arrivée de la 4G. Mais le concurrent Free est une nouvelle fois passé par là et a cassé les prix. Résultat, la filiale SFR, qui a longtemps été la vache à lait du groupe Vivendi, lui semble bien moins lucrative et a été mise en vente.

Une fusion pour quoi faire ? Les groupes Altice et Vivendi créeraient une nouvelle identité dans laquelle chacun conserverait une part : plus de la moitié pour la maison-mère de Numericable et environ 32% pour Vivendi. En fusionnant, les deux entreprises réaliseraient des synergies synonymes d'économies estimées à 6 milliards.

Un veto du gouvernement ? Cette annonce intervient un peu plus d'un moins après les voeux 2014 de la ministre déléguée  à l'Economie Numérique, Fleur Pellerin, qui avait souligné qu'une fusion entre deux opérateurs téléphoniques n'était pas "à l'ordre du jour" pour le gouvernement. "Une consolidation entre deux acteurs serait nécessairement synonyme d'un certain nombre de doublons. Qui dit doublon dit casse sociale et ça n'est pas une perspective qui enchanterait le gouvernement", avait-elle alors rappelé.

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