Nucléaire : la piste d’un 3e EPR écartée par le gouvernement

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Nucléaire : la piste d’un 3e EPR écartée par le gouvernement
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Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie, a indiqué mercredi que la France n’avait pas besoin de construire de 3e réacteur EPR d’ici à 2020.

Après Flamanville dans la Manche et Penly en Seine-Maritime, Nicolas Sarkozy avait évoqué en janvier dernier la possible mise en chantier d’un troisième réacteur EPR, l’énergie nucléaire dite de troisième génération. Une piste finalement écartée par le gouvernement. "Il n'y a pas de nécessité" de construire de nouveaux réacteurs "pour des besoins énergétiques nouveaux" d’ici à 2020, a assuré mercredi Jean-Louis Borloo.

Le ministre de l'Ecologie a donné pour cela deux arguments. D’abord, la consommation d'électricité devrait rester stable dans les 10 prochaines années grâce aux économies d’énergie qui vont être réalisées. Si malgré tout un besoin supplémentaire en énergie se fait sentir, le gouvernement dit désormais vouloir privilégier le développement des énergies renouvelables. Leur part devrait passer de 10 à 23%.

Reste la pression exercée par les géants de l’énergie, qui inquiète les militants anti-nucléaires. Partenaire d'EDF sur l'EPR de Penly, GDF Suez milite notamment pour obtenir la direction d'un chantier d'EPR en France, qui lui offrirait une vitrine pour exporter des réacteurs à l'étranger. "La révolution énergétique française, c'est ‘économie d'énergie, économie d'énergie, économie d'énergie’, et développement très puissant des énergies renouvelables", a rétorqué mercredi Jean-Louis Borloo.